PRATIQUE DU SNG : SYNTHESE

Ça y est, je pense avoir fait le tour de la section : pratique du sng. Je sais que je n’ai pas approfondi la phase ITM mais pour moi le jeu ITM est identique à la bulle (même recherche du move EV+ en fonction du risque de gain et de perte) donc je n’ai pas pris la peine de la traiter. Si vous pensez que c’est une erreur je suis prêt à étudier vos réflexions. Vous savez que je suis preneur.

Par conséquent afin de clôturer ce thème, je vais faire une petite synthèse. Comme ça je pourrai d’un coup d’oeil relire les fondamentaux et me concentrer uniquement sur l’analyse de mon propre jeu. En gros, je pense avoir les bases et il ne me reste plus qu’à pratiquer dans les règles de l’art. Simple à dire mais pas à faire.

LE M

Pour commencer, la première question à se poser lorsque l’on joue un sng est : Où est-ce que j’en suis par rapport aux blinds ? Sous-entendu : Quel est mon M ? (rapport entre stack et Blind)

Mon M va définir ma marge de manoeuvre. Plus mon M est important et plus ma capacité d’action est importante. Après si vous avez un read sur un joueur n’hésitez pas à envoyer mais il faut se rappeler que les jetons perdus valent plus que les jetons gagner.

LE DEBUT DE SNG

Le sng commence, c’est le round d’observation. On va en profiter pour cataloguer chaque joueur afin d’essayer d’exploiter ces faiblesses plus tard. Le fold est notre ami. Ce n’est pas le moment de s’envoyer en l’air contre un foufou s’il a décidé qu’il ne lâchera pas sa paire de 5 contre vents et marées. On a donc tout le temps d’attendre, la victoire ne se joue pas maintenant. Par contre c’est le moment de glaner de l’info et de faire payer nos grosses mains si on en a.

LE MILIEU DE SNG

Les blinds montent et notre stack diminue si nous n’avons pas trouvé de bonne main. C’est le moment de passer la seconde et donc de faire quelques vols de blinds en position. A cet instant, il faut se servir des observations que l’on a relevé pour agir. En étant agressif bien sûr. Comme votre stack baisse, celui de vos adversaires aussi, donc la pression du move commence à s’installer tranquillement.

LA BULLE ET L’ITM

Le nombre de joueurs s’est resserré et les places payées sont proches. Si vous n’avez pas trouvé de spot jusque là, vous étes dans une situation critique, probablement avec un M très inférieur à 10. Il va falloir se mettre en mode push or fold afin de voler les blinds grâce à la fold équity ou de doubler si vous trouvez votre board. Rappelons nous du gap concept qui nous indique : l’écart entre la force de la main dont vous auriez besoin pour payer une mise, et la force de la main avec laquelle vous pourriez effectuer cette mise. Par contre, si vous êtes chip leader ce n’est pas la même musique. Tous vos adversaires sont sous pression. C’est le moment de voler les blinds en agressant en priorité les tapis intermédiaire afin que les petits tapis survivent pour continuer à voler les blinds. Afin de trouver de trouver le move EV+, on utilise l’ICM.

LE HU

Il n’y a plus que deux concurrents en lice pour le titre. Ça va saigner. Toujours pareil, votre stack va définir votre champ de move. Si les stacks sont encore raisonnables et que vous n’étes pas pris à la gorge. Vous pouvez le jouer comme un HU classique en essayant de vous adapter à votre adversaire. Par contre si ce n’est pas le cas, vous devez rapidement vous décider à entrer en action. (push or fold). Afin de trouver de trouver le move EV+, on utilise la méthode SAGE.

Voilà, j’espère que j’ai été concis et précis dans cette synthèse. Je vous invite à vous reporter à chaque article dans la catégorie : pratique du sng, si vous souhaitez avoir plus de détail sur chaque article.

Bonne lecture

La bulle en sng selon flashazer (partie 2 : les cas pratiques)

II : Les cas pratiques

Je vais présenter des situations types auquelles nous sommes confrontés lors de la bulle. Je rappelle que l’analyse est faite sur une situation précise et qu’elle ne prend pas en compte l’historique du sng.

            A :2 gros stacks, 1 short stacks et 1 intermédiaire

Joueur :    Sylker Stack :  3195  
imc fold :  29.4 imc push : 31.4 différence : +2
             

Commentaire : Push facile. L’imc indique que les moins bonnes mains pour push sont 66 et Aj.

Joueur :    Ptijean Stack :  1405  
imc fold :  16.9 imc call : 13.8 différence : -3.1
             

Commentaire : Même si on pense que AJs est une bonne main, le move est EV-. Il peut encore attendre puisqu’il a encore de la FE. L’imc indique que les moins bonnes mains pour caller sont TT et AKs.

Joueur :    Flashazer Stack :  2745  
imc fold :  27.3 imc call : 13.1 différence :  -14.1

Commentaire : easy fold, L’imc indique que les moins bonnes mains pour caller sont AA et KK.

            B : 4 stacks intermédiaires

Je considère dans cette exemple que Mikafrance est parti all-in préflop et que Andris1981 à call.

Joueur :    Mikafrance Stack :  2325  
Equité gain :  0.66 Equité perte :  0.44  
imc push :  25.5 imc fold : 24.3 différence : +1.1
             

Commentaire : Push facile. L’imc indique que les moins bonnes mains pour push sont AJ et 77.

Joueur :    Andris1981 Stack : 2240   
Equité gain :  0.44 Equité perte :  0.66  
imc fold :  22.1 imc call : 20.03 différence : -1.8
               

Commentaire : Même si on pense que AKs est une bonne main, le move est EV-. Il peut encore attendre puisqu’il a encore de la FE. L’imc n’indique que les bonnes mains pour call vont de AA à JJ.

            C : 1 chip leader 1 short stack et 2 stacks intermédiaires

Je considère que Belouga45 a fait All-in et que Minco. a payé préflop.

Joueur :    Belouga45 Stack :  4273 FB initiale :  0,3483  
Equité gain :  0,6938 Equité perte :   0,3060 FB après main gagner :  0,3857 FB après main perdu :  0, 3296
Total :  0,3684 Corrélation :  0,3684>0,3483  

Commentaire : On constate que son FB est supérieur, donc il a eu raison de push. J’ai testé aussi avec l’imc et c’est confirmé. Je rajoute d’ailleurs que même avec 72o, le push est favorable. Principe de FE. Il ne faut abuser de l’agression mais elle se justifie.

Joueur :    Minco. Stack :  764 FB initiale :  0.1064  
Equité gain :   0,3060 Equité perte :  0,6938 FB après main gagner :  0,17954 FB après main perdu :  0
Total :  0,054 Corrélation :  0,054<0,1064  

Commentaire : Le Fb est négatif donc le call est EV-. L’imc indique que les moins bonnes mains pour caller son AJ et 88. Je pense qu’à ce stade Minco n’est pas commit et qui pourra trouver un meilleur spot à la prochaine main. Après si on a vu que Belouga45 est loose alors on est peut être devant sa range avec RQs. Par contre s’il a été tight, il est forcément devant nous.

Joueur :    Milipuce Stack :  2293    
Imc fold : 26.04 Imc call : 20.3 Différence : -6,2

Commentaire : Excellent fold de Milipuce. Vu la situation des stacks de chacun, l’ITM n’est pas loin donc patience. L’Imc nous indique que les deux seules mains pour call sont AA et KK.

            D : 1 chip leader et 3 short stack

Joueur :     Flashazer Stack :  850  
imc fold  16.7 imc call :  16 différence :  -0.7

Commentaire : J’ai peu de FE sur la BB et ma main est marginale pour faire ce call. Le move était donc EV-. J’ai manqué de patience. L’imc indique que les moins bonnes mains pour calerl sont AJ et 66.

Joueur :    ZE2211 Stack :  395  
imc fold 9,2 imc push  10,7 différence :  +1,5

Commentaire : Vu son stack et les blind, il peut push any two sur toutes les mains.

Joueur :    airtis Stack :  2545  
imc fold  30,3 imc call :  31,5 différence :  +1,2

Commentaire : Le call est très EV-. Ca doit être un régal pour lui de trouver cette paire de T à ce moment là. L’imc indique que les moins bonnes mains pour call sont AJ et 66.

Pour info, le chip leader peut faire all-in lorsqu’il a au moins AT ou 66.

Les cas pratiques sont le fruit d’une analyse perso. Par conséquent, n’hésitez pas à y apporter vos commentaires.

Dorénavant lors de mes compte rendu de parties sur mon blog, je proposerai des analyses de main par cette méthode et je décrirai également le tempo de la table.

J’espère que cet article vous aidera à mieux appréhender la bulle. En ce qui me concerne, il m’a déjà aidé à structurer mon approche théorique et pratique. Donc à moi la pluie de dollars !!!!!!!!

 GL à tous

La bulle en sng selon flashazer (partie 1: la théorie)

Cela faisait longtemps que je l’avais promis donc je vous présente enfin un article stratégique sur la bulle en sng 9 joueurs.

Désolé pour l’attente.

Je vais vous présenter des notions et des outils afin de vérifier si nos moves à la bulle ont une espérance positive sur le long terme.

Puis j’utiliserai ces notions dans des cas pratiques pour en faire une application.

Bien sur vos avis contradictoires sont les bienvenus. Même si je comprends que vous ne souhaitiez pas contredire un professionnel du sng comme moi !!!

I : La théorie

                A : Définitions

                               1) Expected Value

On définit l’Expected Value (« valeur attendue », en français) comme l’espérance mathématique d’un move sur le long terme. Celle-ci peut être négative ou positive. Afin d’évaluer l’EV, on prend en compte notre main, notre position et la hand range de nos adversaires.

Calcul : ([probabilité de gagner]x[gains]-[probabilité de perdre]x[pertes])

Lorsque nous faisons un move, nous devons toujours se demander si notre move est EV +, c’est-à-dire : si nous rejouons 1 million de fois cette main des cartes différentes au flop, est-ce qu’on sera gagnant sur la moyenne de celle-ci ?

Des logiciels comme Pokerstove et bien d’autre font les calculs d’EV. Avec ça on n’a pas besoin de se prendre la tête.

                               2) La fold equity (FE) et le Gap concept

La Fold Equity, c’est le % de chance que son adversaire fold après une relance souvent a tapis. C’est l’arme principale à la bulle. La FE varie en fonction de la position à la table et du stack des adversaires. Si les adversaires à votre gauche ont un stack similaire au vôtre, alors l’équity sera proche de 0 et ils devront avoir une main premium pour caller. Ils ne peuvent se permettre de jouer tout leur sng sur un call préflop à la bulle avec any two. Par contre le Chip leader aura une range de main un peu plus large pour caller même si son intérêt n’est pas que la bulle éclate pour continuer à voler les blinds.

On rejoint alors le concept du Gap définit par David Sklansky qui peut se présenter ainsi :

Le « Gap » est l’écart entre la force de la main dont vous auriez besoin pour payer une mise, et la force de la main avec laquelle vous pourriez effectuer cette mise. Le Gap concept soutient qu’il faut une main plus forte pour suivre que pour ouvrir.

                               3) Etre commit

On traduit cette expression par « être engagé ».

On est engagé dans un pot de façon volontaire et obligée (raise ou blind). Le montant de cette mise est entre la moitié et le ¾ de notre stack. S’il y a une relance on est obligé de caller car on est déjà engagé.

Cette situation se présente généralement en fin de sng lorsque les blinds sont hautes et qu’on est BB. Mais également lorsqu’on vient d’effectuer une forte relance et que l’on est sur relancé. Attention : même si l’on est commit et que 2 joueurs de même stack sont à tapis à la bulle, il faut folder pour être ITM. Même si l’on a AR ! Je rentrerai dans le détail dans un cas pratique.

                B : On joue selon son M

1)        Short et midlle stack

Notre M est souvent inférieur à 10. Les blinds sont hautes et la marge de manœuvre est réduite. L’idée est de trouver un spot pour doubler ou au moins pour se maintenir à fleau.

C’est là qu’on utilise les outils à notre disposition : FE, recherche d’un move EV+ (Icm). Attention à ne pas oublier le gap concept.

La patience est indispensable afin que les autres joueurs craquent pour que la bulle éclate.

2)       Chip leader

Nous sommes chip leader, ce n’est pas la même musique. Nous avons un M supérieur à 10. On doit faire des jetons sur le dos des shorts stacks. L’objectif est la première place du sng. Par conséquent, il faut être agressif pour conforter notre avance et creuser l’écart. Notre stack terrorise la table donc profitons-en. RAISE, RAISE, RAISE!!!

Le plus dur est de contrôler l’agression pour ne pas être souvent payé. L’idée est que la bulle n’éclate pas trop tôt (gap concept). Plus la bulle dure et plus notre stack augmentera se qui nous mettra en bonne posture pour la phase ITM.

Pour moi, serrer le jeu et attendre que les joueurs s’éliminent n’est pas à adapter car s’ils jouent correctement les règles de l’icm et du facteur bulle. Ils vont vous manger vos blinds.

Cette stratégie se discute mais il faut savoir pourquoi on joue : être ITM ou obtenir la première place.

                C : les outils pour analyser un move après coup

Je précise bien que ces outils sont à utiliser lorsque l’on souhaite vérifier si l’on a fait un bon move. En gros quand vous faites le feed back de vos sessions.

Les deux outils que je vais vous présenter reposent sur la lecture que nous avons de notre adversaire. Lorsqu’elle est très précise on utilisera le facteur bulle et lorsque l’on a seulement une idée de la range adverse on utilisera l’icm.

Comment développer sa lecture ? Je crois que c’est la qualité la plus dure à développer au poker car elle ne repose sur aucun modèle mathématique. Je pense que les seuls éléments qui font progresser notre lecture sont un volume de sng important à une limite et l’historique de maison contre un joueur. Evidemment, lorsque l’on multitable à fond : impossible d’avoir une lecture fine du joueur. Donc je pars de l’hypothèse suivante : le chip leader est loose et les shorts stacks sont tights. Et tout le monde applique le gap concept.

                               1) Analyser un move lorsque l’on connaît la main de l’adversaire

                                               a) Equity

L’équity est le % de chance de gagner un pot.

Il faut savoir que ce % évolue selon les actions qui se sont produites sur chaque street du board, en fonction de la range de l’adversaire, de la position, des mises, des cotes implicites et explicites.

Je m’explique par un exemple.

Nous sommes en cg 6max et j’ai AA. Vous avez JJ. Mon équité est de … % et la votre de % si nous allons à tapis pré flop. Mais si vous relancez et que je décide de seulement caller, le flop K T 9 arrive et donc mon équité baisse. Il y a des cartes supplémentaires (Q, J, 8, 7, …) qui peuvent vous sauvez donc votre équité augmente.

Pour ma pratique perso, je slow play rarement les mains premiums pour garder une équité maximum avant que le flop tombe.

Le lien suivant est un logiciel de calcul d’équity : http://pokerstove.com/

Renseignez la main de chaque joueur et cliquez sur Evaluate

 

b) le facteur bulle (FB)

On définit le facteur bulle pour calculer l’espérance (en %) de finir dans les places payées en fonction de notre stack et de celui des adversaires.

Le lien suivant vous permet de trouver ce % : http://www.icmpoker.com/Calculator.aspx

Notre facteur bulle varire en fonction de la variation de notre stack.

Je sais que ce que j’écris est une évidence mais je me servirai de ces informations dans le prochain paragraphe.

                                               c) La corrélation entre le facteur bulle et l’équité de la main

Maintenant que l’on connaît l’EV de la main et le % de risque que l’on a de finir ITM. On va maintenant croiser ces données pour définir L’EV corrigée et réelle du move.

Le principe est de déterminer si L’Ev du move donne un FB supérieur à notre FB initial. C’est-à-dire le FB avant de jouer la main.

Le calcul est le suivant : (Equity main gagnée X FB après main gagnée) + (Equity main perdue X FB après main perdue) > FB initiale

Dans les cas pratiques qui vont suivre, je vais jouer avec toutes ces formules histoire de bien comprendre leur application.

                               2) Analyser un move lorsque l’on connaît pas la main de l’adversaire : IMC

L’ICM est un modèle mathématique qui nous indique l’EV de notre main selon une fourchette de la range adverse. Doit-on pousser all-in, caller un all-in ou folder?

Les paramètres de chaque joueur doivent être pris en compte : le montant des stacks, la position, l’éventail de main susceptible d’être joué par l’adversaire, les blinds, les places ITM et notre main.

Lorsque toutes les infos sont renseignées dans un logiciel de calcul style sngegt-os, celui-ci calcule l’EV de chaque move (call, all-in et fold), puis il ne reste plus qu’à suivre la bonne décision. C’est ici qu’on utilise le principe de FE.

Je ne vais pas rentrer dans le détail mathématique du calcul mais je vais vous présenter rapidement son application avec le logiciel sngegt-os.

Lien pour télécharger logiciel : http://www.sngegt.com/index.php?action=Downloads

a) Création de la structure de votre sng (certaines sont déjà paramétrées), menu déroulant : setting

Renseigner le % des gains

Renseigner la structure des blinds

b) Calcul de L’EV

 

Renseigner : votre main, votre position, le stack des joueurs, qui fait le move, la range en % et l’action à réaliser (call, push) puis le calcul se fait automatiquement.

Bien sûr l’action à réaliser est celle qui a l’EV la plus importante.

A droite, l’équité de gagner ou de perdre la main est affichée en %.

Il y a aussi moyen d’aller chercher votre hand history par le menu déroulant : file.

J’ai fait une présentation brève car je pense que pour la plupart vous utilisez déjà un logiciel de ce genre ou que vous vous en sortirez très bien seul. Toutefois si vous avez des questions n’hésitez pas.

Important : Je sais ce n’est pas aussi simple que ça vu qu’en cours de session on ne peut pas se servir des logiciels. Mais lorsque l’on fait un feed back sur une session ces outils prennent alors tout leur sens et c’est là que l’on progresse, en retenant les moves adaptés en fonction des spots.

Donc il ne reste plus qu’à revoir nos moves et à mettre en pratique tous ces concepts vus avant et à nous les dollars !

Voilà les bases sont jetées. Je vous invite à aller consulter ces liens pour approfondir ces différents sujets :

Définitions poker : http://www.clubpoker95.org/forum/viewtopic.php?f=12&t=840

Blog de Pyker, equity et ITM : http://pyker.blogspot.com/2009/10/equity-itm.html

Camelia2222, SNG en micro Buy-In : http://www.clubpoker.net/forum-poker/Article-Les-SNG-en-micro-Buy-In-t95258.html

Maxtamines, introduction au calcul EV : http://www.clubpoker.net/forum-poker/Article-Mon-premier-article-sur-le-calcul-d-EV-t82251.html

Maxtamines, la stack equity : http://www.clubpoker.net/forum-poker/Article-Mon-deuxieme-article-sur-le-calcul-d-EV-la-stack-equity-t95257.html

Le livre : SNG de Jean Paul Renoux

Merci aux auteurs qui m’ont beaucoup inspirés. Si certains pensent que je leur ai piqué leur idée et leur démonstration, je comprendrai. Mais sachez que je ne cherche qu’à progresser et à faire progresser la communauté…!!

A demain pour les cas pratiques.

Le milieu de sng en basse limite selon Flashazer (zone bleu)

Pratiquant le sng depuis un bout de temps, je dois bien vous avouer que c’est le moment de la partie que je maîtrise le moins. J’ai bien appréhendé le mode ultra serré (zone jaune) et le mode push/fold (zone rouge que je détaillerai dans un prochain article). Mais j’ai souvent du mal à réaliser une transition en douceur entre ces deux modes. Pourtant, je pense que mon image serrée me permettrait, à ce moment précis, de voler quelques pots.

Je vais quand même essayer de réaliser un article stratégique sur ce thème afin de structurer mes idées et attendre vos commentaires avec impatience.

La zone Bleu correspond à un M de 10 à 20.

A ce stade de la partie, après environ 20 minutes de jeu, 2 ou 3 joueurs ont été éliminés. Les places payées sont encore loin.

Attention, une ou deux mains mal négociées à ce moment de la partie peut nous faire basculer en zone rouge.

Pré-flop :

L’idée est de commencer à ouvrir son jeu pré-flop en relançant en position comme suit :

Cas 1 : Aucune relance n’a été faite avant moi ou un ou plusieurs joueurs ont callé la BB

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) toutes les paires, tous les connecteurs assortisAA, RR, QQ, JJ, AK call ou checkraise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ, AK raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 88, AR à AJ, KQ à K10 et tous les connecteurs assortis raise

Cas 2 : Un joueur a relancé avant moi

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) AA, RR, QQ, JJ, AK call ou check ou raise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ, AK raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 1010, AR à AJ raise

Vous constatez que je reste ultra serré en position avancée en m’appuyant sur des mains sûres.

Au flop :

C’est le moment d’être agressif selon l’adversaire et de la texture du flop.

Cas 1 : J’ai touché Top Paire ou la meilleure main.

Pour ma part, je relance ¾ du pot ou au pot. Je ne fais pas de slow-play et autres. Combien de fois, j’ai fait mon malin et cela s’est retourné contre moi. Les adversaires vont chercher les tirages hors cotes ou s’accrochent à leur troisième paire. Je m’arrange donc pour qu’ils payent cher leurs tirages. Bien sûr quand ils touchent leur quinte ou leur brelan de 2 au turn parce qu’ils ont suivi la relance pré-flop et au flop avec A2 hors position, je respire un grand coup et j’essaye de me persuader que je suis un joueur sérieux et que j’ai raison sur le long terme. Parfois, c’est dur à l’accepter lorsque ces situations s’enchaînent.

Je ne slow-play uniquement lorsque j’ai un monstre du type : full, brelan ou quinte supérieure floppés sur un tableau à trois couleur. Si j’ai ma quinte et qu’il y a un tirage couleur, je relance ¾ ou au pot. Même idée que tout à l’heure, vilain doit payer très cher sa carte.

Cas 2 : Je n’ai pas touché ou je suis sur un tirage

Alors là, c’est le moment de montrer tous mes talents. Le continuation bet est mon arme principale. J’apprécie également le floatting (suivre une mise au flop, puis miser à la turn si l’adversaire check, en espérant qu’il n’a pas touché les nuts).

Je n’hésite pas à relancer mes tirages lorsqu’il n’y a pas d’action ou à suivre une relance si les cotes sont en ma faveur.

Pour ces deux cas, le tout est de ne pas s’entêter dans son move, jauger correctement le jeu de l’adversaire est indispensable.

Je me pose alors les questions suivantes :

Quelle est l’image de mon adversaire ?

Quelle image je donne à mon adversaire ?

Quel est son éventail de main ?

Sur quel éventail me perçoit-il ?

Quel est l’historique du joueur ?

Répondre à ces questions est difficile donc j’essaye de prendre le temps de la réflexion.

Pour le turn et la river

Lorsque, je suis encore normalement devant. Je continue de miser. Je ne lâche rien sauf si une carte ou une réaction de l’adversaire m’indique de me calmer.

L’idée principale est de s’adapter à chaque instant en fonction de l’adversaire, de la position et des stacks.

Pour conclure, je pense que mieux maîtriser ce moment me permettra de rester dans la course avec un stack respectable en attendant que les joueurs s‘éliminent. Il faut également rester en veille et saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. J’ai tendance, comme beaucoup je pense, à parfois trop attendre. Je me retrouve donc souvent en zone rouge sans avoir joué une main.

J’attends vos avis sur ce que je viens de développer.

Merci d’avance,

Le début de sng en basse limite selon Flashazer (zone jaune)

Pour cet article, je vais essentiellement développer deux thèmes  : le jeu préflop et l’observation.

 

Sur Everest, nous partons tous avec 1000 jetons au départ. Comme vous l’avez remarqué, les joueurs en basse limites sont capables de tout, c’est à dire s’accrocher à une paire de 5 jusqu’à l’abattage avec un As au flop. Bref, ils sont inbluffables parce qu’ils lâcheront rarement leur main. Cela ne me permet pas de produire un poker d’un niveau technique très élaboré.

Exemple : J’effectue une relance préflop avec AJ UTG +1 puis je réalise un check raise en bluff parce que j’ai raté mon flop, l’adversaire sur-relance à tapis, je fold donc logiquement même s’il peut faire cela avec la plus petite paire du flop.

Nous voilà donc avec un stack entamé d’un tiers. Cette perte nous handicape sérieusement pour la suite. Une erreur nous fait perdre la possibilité de finir ITM. Donc, attention, chaque jeton compte énormément.

Avec cette structure, en début de sng, on ne peut pas se permettre de tenter des coups très risqués sans infos sur les joueurs, ni cartes pour résister, ni la position adéquate.

La phase de début de sng a pour moi trois objectifs : doubler mon stack avec des mains irréprochables (type AA, RR), observer le style de jeu de mes adversaires et leurs changements de rythme et arriver avec un stack convenable afin de disputer la bulle.

Je joue donc un jeu très prudent comme suit :

Dans ma tête, je découpe la table en trois parties : les blinds (SB, BB), les positions avancées (de UTG à UTG + 4), les positions en fin de parole (Bouton à cut off – 1)

Cas 1 : Aucune relance n’a été faite avant moi ou un ou plusieurs joueurs ont callé la BB

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) toutes les paires, tous les connecteurs assortis, AR à AJ call ou check
AA, RR, QQ, JJ raise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 1010, AR à AJ raise

Cas 2 : Un joueur a relancé avant moi

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) AA, RR, QQ, JJ raise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 1010 raise

Je fold toutes les mains qui ne sont pas dans le tableau (Oui, je fold même AR UTG+1).

Ma mise est systématiquement de 3BB minimum + 1BB par joueur ayant callé.

Je pars dans l’idée de doubler mon stack en relançant fortement pour faire gonfler le pot si la texture du flop s’y prête. Sinon je laisse tomber si je n’ai rien touché dans le cas ou l’adversaire montre de la force. Il faut garder des jetons pour la suite.

J’utilise cette stratégie au cours de toute la partie lorsque je suis en zone jaune, autrement dit : lorsque j’ai un M supérieur à 20. (voir article du 11 juillet 2009 pour info sur le M)

Pour la petite histoire, cette façon de jouer n’est pas très amusante mais je suis certain que sur le long terme c’est la stratégie gagnante.

Afin d’éviter l’ennui et atténuer la variance du jeu, je multitable 4 tables. (2 en turbos et 2 normales pour ne pas avoir à jouer 4 bulles en même temps) Je développerai ce thème dans un prochain article.

Ensuite, j’essaye d’observer mes adversaires. Je classifie juste les joueurs par types (Large, Passif, Agressif et Serré). Classique.

Mais je tente surtout de remarquer leurs changements de rythme. Adaptent-ils leurs jeux en fonction de leur M ou pas ? Prennent-ils la grosse tête lorsqu’ils ont le chip lead ou serrent-il leur jeu ?

Ces infos vont m’aider à voler quelques pots en fin de partie. En début de sng, elles sont inexploitables car il y a encore beaucoup de mains à jouer et des éliminations à venir. Donc : attente, patience et observation.

Comme je multi table, je ne peux pas prendre plus de note.

 Pour conclure, je ne m’avance pas en pensant détenir toute les vérités et je suis prêt à lire avec attention ce que vous en pensez puis me remettre en cause si besoin.

J’attends vos commentaires.

LE M DE MAGRIEL POUR LE SNG

Cet article est librement inspiré par l’ouvrage Harrington II « stratégie de tournoi », la partie 9 : les points d’inflexions, mais adapté à la structure du sng.

La notion du « M » est un indicateur indispensable à connaître afin de bien mener notre barque dans la jungle du sng.

DEFINITIONOn peut définir le M de Magriel de la façon suivante :

 

C’est le rapport entre le montant de notre stack et le montant des blinds + les antes.

(stack) / (blinds + antes)

Ce ratio peut être arrondi, ce n’est pas la peine de connaître les chiffres à la virgule près!

Le résultat nous indique le nombre de tours de blinds qu’il reste à jouer avant de ne plus avoir de jetons.

Vous connaissez l’expression : « Il faut bouger avant de se faire manger par les blinds. » Avec le M, elle prend tout son sens.

Tableau de simplification avec la structure d’Everest pour connaître immédiatement notre M :

 

     

TAPIS

 

 

 

                     
SB   

BB   

ANT   

500

750

1000

1250

1500

1750

2000

2250

2500

2750

3000

 

5

10

33

50

67

83

100

117

133

150

167

183

200

 

10

20

17

25

33

42

50

58

67

75

83

92

100

 

15

30

11

17

22

28

33

39

44

50

56

61

67

 

20

40

8

13

17

21

25

29

33

38

42

46

50

 

30

60

6

8

11

14

17

19

22

25

28

31

33

 

50

100

3

5

7

8

10

12

13

15

17

18

20

 

75

150

2

3

4

6

7

8

9

10

11

12

13

 

100

200

2

3

3

4

5

6

7

8

8

9

10

 

150

300

1

2

2

3

3

4

4

5

6

6

7

 

150

300

25

1

2

2

3

3

4

4

5

5

6

6

 

200

400

50

1

1

2

2

2

3

3

3

4

4

5

 

300

600

75

1

1

1

1

2

2

2

2

3

3

3

 

400

800

80

0

1

1

1

1

1

2

2

2

2

2

 

600

1200

120

0

0

1

1

1

1

1

1

1

1

2

 

800

1600

160

0

0

0

0

1

1

1

1

1

1

1

 

1000

2000

200

0

0

0

0

0

1

1

1

1

1

1

 

1500

3000

300

0

0

0

0

0

0

0

0

1

1

1

 

2000

4000

400

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

 

 

SB   

BB   

ANT   

3250

3500

3750

4000

4250

4500

4750

5000

5250

5500

5750

6000

5

10

217

233

250

267

283

300

317

333

350

367

383

400

10

20

108

117

125

133

142

150

158

167

175

183

192

200

15

30

72

78

83

89

94

100

106

111

117

122

128

133

20

40

54

58

63

67

71

75

79

83

88

92

96

100

30

60

36

39

42

44

47

50

53

56

58

61

64

67

50

100

22

23

25

27

28

30

32

33

35

37

38

40

75

150

14

16

17

18

19

20

21

22

23

24

26

27

100

200

11

12

13

13

14

15

16

17

18

18

19

20

150

300

7

8

8

9

9

10

11

11

12

12

13

13

150

300

25

7

7

8

8

9

9

10

11

11

12

12

13

200

400

50

5

5

6

6

7

7

7

8

8

8

9

9

300

600

75

3

4

4

4

4

5

5

5

5

6

6

6

400

800

80

3

3

3

3

3

4

4

4

4

4

4

5

600

1200

120

2

2

2

2

2

2

2

3

3

3

3

3

800

1600

160

1

1

1

2

2

2

2

2

2

2

2

2

1000

2000

200

1

1

1

1

1

1

1

2

2

2

2

2

1500

3000

300

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

2000

4000

400

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

Si vous êtes équipés de logiciel de tracking (exemple : poker tracker), ils vous l’indiquent immédiatement.

Pour l’instant ce n’est pas mon cas car Alterpoker fourni ces infos lorsque la partie est terminée.

Dommage !

Ce chiffre va définir notre façon de jouer.

Il faut bien comprendre que l’on doit adopter un style selon les circonstances de la partie.

STYLE DE JEU

Il y a trois styles de jeu à moduler selon les zones déterminées par le M :

zones du M Style de jeu
20 et + C’est le moment de monter tranquillement notre tapis en fonction de votre style de jeu personnel. (serré, large, …) C’est vous qui voyez. (zone jaune)
10 à 20 Il faut rester dans la partie, vol de blind (zone bleu)
0 à 10 Il n’y a qu’un seul mot « Survivre », all-in (zone rouge)

Les prochains articles traiteront des pratiques que je mets en place en fonction des différentes zones.

ANALYSE D’UN SNG PAR LE « M »
Représentation graphique :
m

M et l’évolution de mon stack (courbe grise)

Nombre de BB (courbe noire)

L’alternance de grisé indique l’augmentation des blinds.

Les chiffres en ordonnées indiquent le nombre de mains.

Analyse :

Je vais commencer par identifier chaque zone.

Puis, j’analyse mon style de jeu et mes mains jouées en fonction des zones.

n° de zone n° de main zone nombre de joueurs Commentaires

1

1 à 37 jaune

6

pas de bonnes mains en position, all – in AA (mon tapis double à 2000)

2

38 à 43 bleu

6

relance avec QJ, J10 en position

3

44 à 56 jaune

5

aucune main

4

57 à 91 bleu

4

vol de blind 3X, forte relance avec QQ en UTG

5

92 à 140 rouge

3

vol de blind 3fois, 6 fois all-in en position avec minimum As, car il me reste à peine 3BB (main 120 à 130) puis je double 2 fois et le HU se finit bien

Voici ce que l’on peut conclure de cette partie :

- Je n’ai pas fais de mauvaises rencontres. A chaque fois que j’ai fait tapis et qu’un adversaire a callé, il avait moins bien et mes cartes ont tenu. (merci au dieu de la chance qui était de mon coté ce soir là!)

- J’ai réussi à moduler mon jeu en fonction de mon M avec mon naturel serré au départ puis ultra agressif quand la situation était nécessaire.

- Mes adversaires m’ont laissé voler les blinds plusieurs fois. Mon image de serré du début a dû être remarquée. Cela m’a permis de me maintenir dans la quatrième partie du sng.

Je pense sincèrement que cette notion fait partie de la stratégie gagnante pour le sng. A l’heure actuelle, mes résultats ne permettent pas de vous le prouver par manque de volume de jeu et de maîtrise. Mais je compte bien faire feed back sur celle-ci lorsque j’aurais le recul nécessaire c’est à dire quand j’aurais cumulé environ 25 000 mains. Aujourd’hui j’en suis à 6900 depuis début juin.

 Donc la pratique et l’apprentissage sont encore longs…

 Bon courage

Nouvelle rubrique : pratique du sng

Après la publication de mon article sur le HU de fin de sng, j’ai trouvé que commencer par celui ci n’était pas très cohérent. J’ai également remarqué que cela manquait d’exemples qui pourraient mieux nous faire assimiler ces notions. 

J’ai donc décidé de créer une rubrique spéciale « pratique du sng ».Mon souhait est d’approfondir ma maîtrise de ce mode de jeu, d’en tirer des bénéfices et de vous faire partager mon apprentissage. 

Afin de mettre de la cohérence dans l’enchaînement des articles et des thèmes abordés, je vous présente un programme pédagogique : 

Les deux premiers thèmes abordés seront le M de Magriel et Q d’Harrington. Ceux-ci vont nous indiquer notre façon de jouer pendant toute la partie en fonction de notre stack, du niveau des blinds et du nombre de joueur à la table. Nous devons avoir en permanence ces informations à l’esprit car elles vont nous dicter l’attitude générale à adopter.

Je vous précise que tous les exemples et les conclusions tirées de mon expérience sont essentiellement applicables à la structure sng turbo d’Everest. 

La partie suivante portera sur les différentes phases du sng.

Je ferais une présentation générale de ces phases (le début, le milieu, la bulle, le jeu à trois et le hu).

L’IMC fera l’objet un article précis.

 Enfin, la gestion du multi table sera également présentée.

 Pour présenter ces notions, de nombreux tableaux seront établis. Lorsque chaque thème aura été publié, je vais essayer de les synthétiser dans une seul page Excel afin de pouvoir les utiliser en cours de jeu.

Comprendre et assimiler ces thèmes, c’est bien, les appliquer et en tirer des bénéfices c’est mieux.

Pour chaque notion, je présenterai des exemples de parties réelles.

Je vais choisir 3 ou 4 sng de référence qui créeront un fil conducteur entre les articles.

 On peut donc conclure que cet article constitue l’introduction de la rubrique « PRATIQUE DU SNG ».

 N’hésitez pas à interagir en me proposant vos exemples et commentaires.

Si vous pensez à des thèmes que je n’ai pas cités, proposez-les moi. Je suis friand de nouvelles stratégies et idées.

 Bon pok à tous

P.S. : bilan de la soirée de jeudi soir

Flashazer : 1 fois deuxième, 2 fois troisième, 3 défaites

Milipuce : 3 fois deuxième et 1 défaite. Tu as tout mon respect et mon admiration.

LE HEADS UP EN FIN DE SNG : LA METHODE SAGE

Comme vous l’avez constaté à la lecture de mes compte-rendus de sng, ma principale lacune est le HU final.

En m’améliorant, je pense que je pourrai booster mes gains horaires qui sont pour ce mois de 0.85$/hr pour 50 parties jouées à 1.1$.

Peu, me direz vous, mais positif et cela est déjà bien pour environ 12 heures de jeu.

Etant joueur de HU à la base, vous devez être étonnés de cette insuffisance en sng, mais les deux disciplines sont bien différentes.

Pour l’une, le HU sng à 2 joueurs, on prend notre temps. Grâce à notre stack de départ et à l’augmentation progressive des blinds, je lis tranquillement le jeu de l’adversaire et lui le mien tout en nous construisant une image. Puis, je me hâte de lui tendre un piège en insistant sur les faiblesses que j’ai détectées auparavant.

Par contre, le HU en fin de sng est complètement différent dans la mesure où les stacks et le niveau des blinds sont des éléments cruciaux à prendre en compte. On n’a pas un stack suffisant pour pouvoir gérer l’augmentation des blinds.

J’ai donc décidé de travailler le sujet et d’en réaliser un article spécial.

Par conséquent, cela nous amène à parler de la méthode Sit And Go Endgame Systeme créée par James Kittock, professeur de maths à l’université de Santa Clara en Californie.

Cela consiste par une méthode simple de calcul en trois étapes qui nous indiquer s’il faut faire All-in, caller un All-in ou se coucher selon notre stack, le niveau des blinds et la valeur de notre main.

1)     On commence par calculer le ratio suivant : stack / (blind + ante)

Pour ceux comme moi qui ne sont pas bons en calcul mental, j’ai fait un tableau simplifié. Dans le feu de l’action, on n’a pas le temps de faire le calcul sur Excel.

En abscisse, on trouve les niveaux de blinds pour un Sng 10 joueurs sur Everest. J’ai fait exprès de commencer le niveau des blinds à 75-150 car le Hu a rarement lieux avant.

En ordonnée, on trouve le montant de notre stack qui est bien sûr à arrondir au montant supérieur ou inférieur.

BLINDS STACK
SB BB ANTES 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000 5500 6000 6500 7000
75 150   2 4 7 9 11 13 16 18 20 22 24 27 29 31
100 200   2 3 5 7 8 10 12 13 15 17 18 20 22 23
150 300   1 2 3 4 6 7 8 9 10 11 12 13 14 16
150 300 25 1 2 3 4 5 6 7 8 9 11 12 13 14 15
200 400 50 1 2 2 3 4 5 5 6 7 8 8 9 10 11
300 600 75 1 1 2 2 3 3 4 4 5 5 6 6 7 7
400 800 80 0 1 1 2 2 2 3 3 4 4 4 5 5 5
600 1200 120 0 1 1 1 1 2 2 2 2 3 3 3 3 4
800 1600 160 0 0 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2 3 3
1000 2000 200 0 0 0 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2 2
1500 3000 300 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
2000 4000 400 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1

2) Ensuite, il faut connaître la valeur de notre main. (Power Index)

Chaque carte vaut un certain nombre de points.

cartes valeurs
2 2
3 3
4 4
5 5
6 6
7 7
8 8
9 9
10 10
V 11
D 12
R 13
A 15

La valeur de la carte haute est à multiplier par 2 et on additionne la valeur de la carte basse.

Enfin, il faut additionner 22 à ce total si c’est une paire ou 2 si vos cartes sont assorties.

Exemples :

mains carte haute carte basse Calculs Valeur de la main
2 2 2 2 (2*2) + 2 +22 28
A A A A (15*2) + 15 + 22 67
A K A K (15*2) + 13 43
10 2 10 2 (10*2) + 2 23
4 5 5 4 (5*2) + 4 14
Q 8 suited Q 8 (12*2) + 8 + 2 34
A 6 suited A 6 (15*2) + 6 + 2 38

3) Pour conclure, en fonction du ratio du stack (point n°1) et de la valeur de notre main (point n°2), on peut ou pas faire un move. La décision se prend par rapport au tableau suivant :

  DECISION SELON LA VALEUR DE LA MAIN  
RATIO STACK / BLINDS + ANTE VALEUR MINI DE LA MAIN POUR POUSSER ALL-IN VALEUR MINI DE LA MAIN POUR CALLER ALL-IN
1 17 0
2 21 17
3 22 24
4 23 26
5 24 28
6 25 29
7 26 30
8 27 31
9 28 32

Au dessus du ratio 9, on peut relancer comme d’hab’ à 4BB.

Pour être franc, je n’ai pas assez de recul pour vous faire part de mon avis sur le bien fondé de cette méthode. Je ne l’ai pas beaucoup expérimentée.

Mais comptez sur moi pour vous indiquer combien de temps il faut pour la maîtriser et en démontrer, ou pas, son efficacité.

Je vous mets un lien en complément d’information :

http://www.maaxpoker.com/strategie/853-aborder-les-heads-up-sng.html

Bon courage à tous et toutes.

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