A moi l’étoile !
Posté par Milipuce - 08/05/10 à 08:05:23Petite référence musicalistique au titre « A ton étoile » de Noir Désir… Vous me direz que les étoiles occupent une grande partie de mes posts en ce moment. Mais bon, je n’y suis pour rien si après Eiffel, c’est Kof puis Rincevent qui organisent leur défi des étoiles sur EuroSportBet!
Je les remercie de m’y avoir conviée et j’espère que je leur ferai honneur en faisant une aussi bonne voire meilleure performance que durant celui d’Eiffel (voir mon petit CR à ce sujet !).
Le défi de Kof aura lieu mardi soir et celui de Rincevent se déroulera mercredi soir. Autant dire que la semaine s’annonce chargée en poker, moi qui d’habitude peine à caser ma session hebdomadaire…
Je pense que je vais aborder ces deux défis de la même façon : jeu serré, agressif… Mais je vais surtout en profiter pour travailler ce qui me fait cruellement défaut on line : le manque de confiance.
Curieux, non ?
En live, j’ai une parfaite maîtrise de moi-même, de mon jeu, et une parfaite confiance en moi et en mon jeu… alors qu’on line, c’est tout le contraire, je doute en permanence ! Je pense qu’il y a deux raisons à cela :
En live, j’observe les joueurs, je les cerne. J’ai toujours été douée pour cerner les gens au premier regard. Bon, en même temps, dans mon boulot je rencontre beaucoup de personnes et j’ai besoin de savoir comment ils fonctionnent, de les cerner pour comprendre mes parents d’élèves et faire progresser leur progéniture. Je sais de suite qui se trouve en face de moi, j’anticipe leurs réactions, et je ne me suis jamais trompée (ou rarement en tout cas) ! Online, c’est plus dur… voir quasiment impossible. Et j’avoue que j’ai du mal à jouer sans avoir saisi la personnalité du joueur.
De plus, quand je joue online, c’est toujours aux côtés de mon Flash charmant. Il jette assez régulièrement des coups d’œil … pour voir ! Et d’un coup, je me sens comme une gamine à qui on aurait enlevé toute autonomie, tout pouvoir de décision, toute confiance, tout libre arbitre. A chaque coup un peu chaud, je me sens incapable de réagir sans lui demander conseil. Je ne sais pas pourquoi son regard me fait cet effet-là… Peut-être est-ce la peur de le décevoir si je fais un mauvais move, est-ce la crainte qu’il me trouve pitoyablement fishesque… Je ne sais pas mais en tout cas, je dois rapidement arrêter de jouer à ses côtés me décomplexer ! Je ne peux pas arrêter de jouer avec lui. On a cette passion commune qui nous rapproche et c’est tellement agréable de ne pas être seul, enfermé dans sa bulle…
Enfin bon, trêve de psychanalyse… ce complexe d’infériorité symptomatique va se résoudre ! Je me prescris pour cela : 1 dose de confiance, 1 soupçon de jmenfousdecquilpense, 3 gélules d’oxygène et 2 rites vaudous matin, midi et soir !
J’ai enfin trouvé des réponses
Posté par Flashazer - 30/04/10 à 08:04:38Hier soir, en rentrant du bureau, je me suis interrogé sur mes motivations à toujours en vouloir plus. D’où viens cette appétit de victoire, d’en vouloir toujours plus et d’éternelle insatisfaction? J’ai tout ce qui me faut, mais non il faut que je me dépasse pour améliorer les choses en mieux. D’où est-ce que ça vient ? Je pense qu’il y a 1000 raisons à ça : notre société de consommation, l’éducation, bref tout ce qui nous fait avoir des envies.
Maslow, nous explique dans sa pyramide des besoins qu’il y a différents besoins; à commencer par les besoins de sécurité style manger, dormir, s’habiter ect. Puis au fur et mesure que l’on comble ces besoins; de nouveaux se créent jusqu’à aller à l’accomplissement de soi. En ce qui me concerne les besoins de sécurité sont comblés « Et oui, même si je n’ai pas le haut débit je ne suis pas SDF » par contre pour la réalisation de soi ce n’est pas complètement ça.
J’ai une vie familiale et amicale très très riche. Par contre, le taf c’est pas encore ça. J’ai été deçu par rapport à une promotion que je visais et que je n’ai pas eu. Du coup, je me dis : « Pourquoi, je me casserai le Q pour eux alors que je n’obtiendrai rien ». Vous allez me dire que c’est la loi du marché du travail et qu’il faut que je m’y fasse. Et vous aurez raison. Mais, je pense que je me trompe.
Il y a des solutions alternatives à ruminer dans son coin en rêvant de gagner le prochain EPT. Il faut que je me bouge : Faire les choses pour moi et non pour les autres. Ce qui compte c’est la satisfaction que l’on peut tirer de chacune de nos actions. Tout du moins, j’essaie de m’en convaincre. Par conséquent, tout ce que je fais je le fais pour mon bien être et celui de ma famille. Je pense que je suis chaud pour lancer quelques projets au taf et advienne que pourra. Au moins, je m’éclaterai.
A-propos de la courses à pied, j’ai pas chaussé les chaussures depuis environ 1 mois. J’avoue que ça me manque. Mais franchement avec les kilos que j’ai en trop c’est vraiment dur. Ok, j’arrête de me lamenter et j’y retourne. Je vais passer à 3 séances par semaines le matin avant d’aller au boulot ça sera plus pratique au niveau de mon emploi du temps.
Pour le Pok, je pense que je suis dans une bonne dynamique même si mon envie de jouer en live commence vraiment à se faire ressentir. J’y pense …
J’ai besoin de revoir les bases. Je vais relire mes articles sur la pratique du sng. Après environ 6 mois de HU, mon jeu c’est gravement déréglé, comme vous avez pu le voir lors de mes derniers posts. Malgré ça, tout n’est pas à jeter. J’ai acquis une bonne confiance en mon jeu post flop. Ça me fait penser : quand je faisais des sng FR j’avais bien acquis les notions de FE PF mais j’étais complètement désemparé post flop alors que c’est l’inverse depuis que je joue en HU.
En clair, rien n’est jamais acquis, j’adore ! Par conséquent, je vais continuer à pratiquer les 2. Comme ça, j’arriverai peut être à quelque chose. Déjà, ne pas faire de move farfelus me permettra de ne pas passer pour un fish. Et puis avoir une courbe positive sharscope sur Everest sera une bonne première satisfaction. Bon, L’EPT, ça sera pour plus tard.
Et puis, en mai, fait ce qu’il te plait et c’est ce que je vais faire : prendre du plaisir et varier les modes de jeu afin de ne pas me lasser. Bref, s’amuser et être bien.
Pour conclure, je prends la Eiffel attitude.
Good Luck à vous!
Le Poker est une équation difficile à résoudre…
Posté par Flashazer - 26/01/10 à 05:01:00Aujourd’hui, j’ai souhaité rebondir sur l’article de Negator intitulé : Et vogue la galère… posté le mercredi 20 janvier 2010.
Notre confrère nous raconte avec beaucoup de sincérité et de recul son expérience du poker de ces derniers mois. En lisant ces lignes, j’ai cru entendre un amis qui me décrivait mes propres faiblesses pokériennes.
Pour ne pas reprendre ses mots, je vais faire un petit constat de mon approche du poker du moment en essayant d’apporter mes réponses à mon cas perso.
Tout d’abord, je souhaite remercier personnellement Negator. A travers son expérience, je me suis posé les bonnes questions.
Comme vous l’avez compris, ces derniers temps je suis lassé de grinder. Pourtant, j’essaye de faire au mieux : jouer dans de bonnes conditions, à ma variante de prédilection, sans trop faire le foufou, etc. Pour me redonner de l’envie, je me fixe des oufs challenges (au passage, je pense qu’il porte bien son nom!).
En gros, je suis dans un espèce de carcan dans lequel je ne peux pas me sortir… sous entendu, la win exponentielle tant espérée n’est pas au rendez-vous. Je vois le poker comme une passion qui peut m’apporter plusieurs choses :
> Lien social : ça roule avec ma participation à la communauté poker avec ce blog
> L’envie d’apprendre et de se remettre en question : c’est ce que je fait en lisant des bouquins, en regardant des vidéos et en reprenant mes historiques de mains.
> Amusement et plaisir : je joue régulièrement et j’aime ça.
Que manque t’il ? Les gains. Pourquoi est-ce que ça me tient à coeur alors que mes autres besoins sont comblés. Sincèrement, je ne sais pas. J’ai toujours joué pour gagner et avec une récompense, je suis encore plus motivé.
Alors je bosse mon jeu, je joue sérieusement et rien n’arrive. Pourtant, je fais de mon mieux mais mon bankroll stagne. Alors, je m’interroge : Comment font les pro pour y arriver ? Qu’ont-ils et que font-ils de plus pour tout ravager sur leur passage ? Comment font-ils pour être capables de rester concentrer pendant des heures entières avec un sang froid imperturbable ?
Dommage, je n’ai pas le numéro de portable de Phil ni de Gus. Je me dis qu’ils doivent avoir un moral et un mental de tueur
Est-ce que j’ai ça ? Hé bien non.
J’ai bien réfléchi et je suis arrivé à la réflexion suivante : Je pense que la win est en chacun de nous et qu’elle dépend de notre capacité à aller la chercher. L’objectif est d’avoir un moral de gagnant. A ce jour, ce n’est pas mon cas. Je suis bien capable de tenir 1 ou 2 heures. Mais ensuite, je perds patience et j’envoie tous bouler. Un peu comme lors du championnat de Xewod…
Vu ces circonstances, je joue de façon irrégulière lorsque je suis bien opérationnel. Ça fait peu de moment dans la semaine, environ 4 sessions. C’est trop peu pour battre la variance.
Quel est mon remède ?
C’est un de mes oufs challenges. Afin d’évacuer les mauvaises ondes et gagner en endurance, j’ai repris la course à pied depuis environ 3 semaines, à raison de 2 séances par semaine. Je compte passer à 3 séances la semaine prochaine. Après plus de 5 ans d’arrêt, vous vous doutez bien que c’est dur. Je ne vous raconte pas les courbatures. Le moral commence à revenir mais le chemin est long. Ça me vide la tête et en plus je maigris. Ça ne fait pas de mal à mon cholestérol.
Voilà ma solution pour retrouver un moral de winneur et par la même occasion la win de mon bankroll.
Bonne chance à tous pour le tournoi de ce soir.
On s’détend…
Posté par Flashazer - 18/08/09 à 04:08:41Qui n’a pas connu le run? Là, je vous parle du bon run. Vous savez, cet enchaînement de S&G où l’on est ITM et même souvent 1er, l’ascension fulgurante de votre bankroll mais accompagné de ce sentiment de toute puissance, de cette confiance inconsidérée qui vous envahit. En gros, vous vous sentez comme le roi du monde et le démontrez dans votre façon de jouer.
Alors là, moi je dis stop. On s’détend les gars (Le poker est essentiellement un univers masculin…) !!
Et oui, parce que cette attitude de champion ne vous mènera à rien si ce n’est à la descente aux enfers.
Evidemment, quand on est dans un bon run, on a tendance à baisser la garde et à oublier ses grands principes de jeu. On en oublie les questions essentielles à se poser face à notre jeu, à notre main, à nos adversaires.
On se dit qu’on a atteint un palier supplémentaire dans notre vie de pokériste, qu’on est prêt à tenter d’autres expériences, dont la montée de limite, alors qu’on n’y est pas préparé.
Conséquence, après le bon run, voilà venu le temps du mauvais run. Vous savez, cet enchaînement de S&G où on se fait sortir à la vitesse de la lumière, ou encore à la bulle, accompagné du manque de confiance en soi, de l’énervement, du désespoir. En gros, vous vous sentez comme le plus pitoyable des joueurs de poker et vous le démontrez dans votre façon de jouer.
Alors là, moi je dis stop. On s’reprend les gars.
Et oui parce que cette attitude de looser ne vous mènera à rien si ce n’est à la descente aux enfers.
Qu’on soit dans un bon ou dans un mauvais run, la galère reste la même. Bien évidemment, il est impossible de contrôler ces périodes, mais on peut se contrôler soit même. Alors que faire ?
Dans les deux cas, il faut rester philosophe :
- On essaie de garder la tête froide : le vent tournera un jour ou l’autre.
- On reste fidèle à ses principes et régulier dans son jeu.
- On prend du recul : la situation est temporaire. Le poker reste un jeu cruel qui peut certes nous faire rêver mais aussi nous faire déchanter.
- On n’oublie pas l’essentiel : Quelle est la valeur de ma main ? Qui sont mes adversaires ? Quelle est la valeur de leur main ? Quelle image ai-je donné à la table ?
Alors amis pokéristes, n’oubliez pas, on s’détend !! La variance fait partie du jeu et on n’y peut strictement!!
Bon pok,
Milipuce.
JE GERE, TU GERES, IL GERE … le bad beat !
Posté par Flashazer - 11/08/09 à 11:08:47Quoi de pire pour un joueur de poker que le bad beat ? Tout le monde connaît cette sensation de frustration quand on se fait éliminer d’un tournoi ou quand son stack en prend un coup avec un bad beat.
Et là, c’est le drame. On est énervé, on ressasse, on se dit qu’il n’y a pas de justice et paf … la machine infernale se met en route. Les émotions prennent le dessus. Les autres tables en pâtissent. On se met à faire n’importe quoi : raiser avec rien, partir au tapis sans raison, caller toutes les mains, …
Stop ! On arrête les dégâts ! « Ok, je me suis pris un bad sur CETTE table mais sur les autres tables, tout va bien : On se détend ».
On a tendance à répercuter nos émotions d’une table à l’autre. Il est très difficile pour le joueur de poker de faire la part des choses tant son cerveau est sollicité (voir l’article : sportif de haut niveau dans la même rubrique).
Je ne prétends pas détenir de solution miracle pour gérer le bad beat et certes l’adage : « c’est plus facile à dire qu’à faire » peut prendre tout son sens à la lecture de cet article. Mais bon, je peux aussi vous rétorquer : « Qui ne tente rien n’a rien ». Enfin, trêve d’adages, passons à l’essentiel : comment gérer le bad beat en multitable ?
Il n’y a pas maintes solutions et la gestion de ce qu’on peut aussi appeler le tilt va dépendre de notre personnalité, de notre caractère.
Il est évident qu’un joueur impulsif aura beaucoup plus de mal à le gérer qu’un joueur réfléchi. Le tout est de bien faire la part des choses. C’est un peu comme dans la vie quotidienne : on ne mélange pas vie privée et vie professionnelle. Au poker c’est pareil, on ne mélange pas ce qui se passe sur les différentes tables. On établit des limites, des frontières.
Lorsqu’on est on tilt, le seul mot d’ordre est le self control. Il faut impérativement contrôler ses émotions. D’une manière ou d’une autre, il faut savoir se calmer :
- Prendre un grand verre d’eau.
- Respirer profondément.
- Faire une pause : allez, on joue serré, on fold, on fold et on fold !
- Se faire une raison : c’est injuste, certes mais « that’s poker ».
- Etre un brin philosophe : « 1 pot de perdu, 10 de gagné ! »
Ce sont des petites choses simples qui peuvent nous permettre de ne pas plus nous enfoncer dans les abîmes du tilt.
Le tout est de rester concentré sur son jeu, sa table, ses adversaires. C’est une priorité. Peu importe les mauvais coups : On a perdu une bataille, pas la guerre.
Alors en cas de bad beats, on se motive !
A méditer,
Milipuce.
Je fold, tu fold, il fold
Posté par Flashazer - 21/07/09 à 01:07:47Petite scène de la vie quotidienne :
« On se fait une petite session ? »
Puisque tu me prends par les sentiments, allons-y… La session débute, les joueurs sont éliminés petit à petit, on arrive à la bulle ou parfois même aux places in the money. Et là, c’est le drame. Qu’entends-je ?
« J’suis sûr qu’il a sa flush (ou sa quinte, ou sa paire, …) [Tombe le turn, ou la river] J’suis sûr qu’il l’a … … … J’en étais sûr ! »
Donc là, moi j’me dis : « Puisque tu le savais, pourquoi t’as callé ???? » Réponse instantanée : « Pour en avoir le cœur net. »
Ah ? Et ça t’a coûté combien ?? Ton cœur va mieux ? Oui ? Mais ton stack ?
Alors là, c’est le moment. Il faut apprendre à se coucher, à folder, et arrêter de faire un continuation bet ou de caller si on n’est pas sûr d’avoir la main max ou au moins d’avoir mieux que son adversaire.
Qu’est-ce qui nous pousse à aller au bout du coup malgré tout ? L’orgueil ? La fierté ? La curiosité ? Ou juste confirmer que notre lecture était bonne ?
Peu importe. On ravale son orgueil et sa fierté. La curiosité est un vilain, très vilain défaut. Et pour notre lecture du jeu, il me semble que d’autres occasions se présenteront pour nous dire si oui ou non, elle était bonne.
Je sais, ce n’est pas simple. Dans ce cas, on prend une grande respiration et on répète 3 fois : « Je suis raisonnable. »
Puis, on imagine son stack. Vous le voyez ? Grand, fort, bien rempli ? Ca donne envie de le garder, non ??
Enfin, comme le dit l’adage, un de perdu, dix de retrouvé. On sort du coup, on aura d’autres occasions de gagner des chips.
C’est vrai, c’est dommage. On joue ultra serré, agressif pour se construire une image sérieuse et là, tout s’écroule parce qu’on a voulu en « avoir le cœur net ».
Ce comportement n’apporte donc rien de bon. En tout cas pour nous car les autres joueurs adorent ça. Ils prennent vos jetons. Vous les alimentez et vous vous auto-affaiblissez.
Le pire, c’est lorsque l’on est un peu short. On perd bêtement la prochaine ou les prochaines blinds et on rapproche le déclenchement du compte à rebours qui nous donnera deux options : folder ou faire all-in. On s’enlève donc des chances de toucher des bonnes mains.
En même temps, je ne suis pas la mieux placée car il m’arrive d’agir ainsi. Mais, en tant que joueuse raisonnable, ça reste exceptionnel !!
Mais une autre force nous pousse à agir ainsi : le doute.
Mais qu’est-ce que le doute ? C’est une interrogation. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable (dixit wikipédia.fr).
Que faire lorsque le doute nous assaille, nous tiraille, nous hante? Rester dans le flou ? L’éradiquer ?
Si on choisit de rester dans le flou, alors le choix est simple : on fold.
L’éradiquer suppose de suivre la relance de son adversaire. On veut être sûr qu’il a mieux que nous. Ou bien, on peut le relancer. Vous sentez la poussée d’adrénaline qui dure les quelques secondes nécessaires à votre adversaire pour faire son choix ?
La relance peut être très risquée. Que faire si l’on est sur-relancer ? Les dégâts peuvent être colossaux. Et si on est suivi, on baisse encore le montant de son stack. Vous me direz que c’est aussi une occasion d’améliorer sa main. D’accord, mais là je vous renvoie aux côtes ! Définitivement, ce choix est loin d’être le meilleur, sauf si vous avez senti une faiblesse chez votre adversaire.
Si on est au moment de la bulle, on prend le risque de s’affaiblir et d’être le joueur qui quittera la table sans être payé.
Si on est en HU, on prend le risque de finir second et donc de voir notre gain moins important que ce que l’on espérait. C’est tout de même dommage d’avoir mené une partie jusque là pour s’effondrer à la ligne d’arrivée. ..
Alors le mot d’ordre lorsque l’on a le moindre doute : FOLDER
A méditer,
Milipuce.
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Honneur aux femmes
Posté par Flashazer - 16/07/09 à 05:07:51Après avoir abordé le cas Flashazer, je vais m’intéresser au cas Milipuce, c’est-à-dire moi-même !!
Qu’est-ce qui me pousse à entrer dans cet univers masculin, bourré de testostérone et parfois à la limite du machisme ?!! (Peu de femmes jouent au poker : environ 20%).
La première raison, c’est que j’aime jouer au poker et ce que j’aime par-dessus tout, c’est avoir cette passion commune avec Flashazer.
Ca nous rapproche. J’aime ces soirées où l’on est côte à côte, PC contre PC, nos fauteuils s’effleurent… On vit les mêmes choses, on partage nos émotions (joie, bads, …), on se conseille (enfin, c’est surtout flash qui me conseille !).
Ce jeu, si individualiste devient partage, écoute et soutien. On en devient une véritable team. Et ça, j’adore ! C’est important de pouvoir parler de ses sessions, d’en discuter. Ca nous rassure et ça fait progresser. Que ce soit avec son compagnon ou des amis, parler, échanger, débattre est primordial pour garder le moral.
Ensuite, j’aime le challenge : faire monter mon bankroll. Cette « pression » du bankroll, que je suis seule à m’infliger, me procure une certaine montée d’adrénaline. Que c’est bon d’en ressentir les effets !
Après 42 S&G à 0,55$, je suis passé de 50$ à un peu plus de 56$ avec un ROI à 23%. Je n’aspire pas à une croissance fulgurante mais en tout cas, je me fixe des objectifs. Le prochain : atteindre les 60$. Si je fais 20% de gains en deux mois, ce sera une grande satisfaction !!
Et la satisfaction est un autre élément qui rentre en compte. Et oui, en tant que femme perfectionniste, j’aime réussir. Je ne supporte pas l’échec mais attention, je ne suis pas abattue pour autant. Lorsque je perds, il y a certes un moment de déception, de remise en question mais j’en tire aussi une force qui me pousse à rebondir. Je ne vais pas me laisser démoraliser. Je vais tenir compte de mes erreurs.
Je retourne donc sur une table avec l’esprit serein, en gardant toutefois en tête mon objectif et surtout mon catalogue « d’erreurs à éviter » !!
Le poker c’est donc un challenge pour soi mais aussi sur soi.
A méditer,
Milipuce.
Dur dur ce jeu !
Posté par Flashazer - 13/07/09 à 05:07:58C’est une étrange sensation. Avoir l’intime conviction que l’on a pris la bonne décision et le destin se retourne contre vous. C’est le quotidien du poker.Nous sommes dans une société très scientifique, chaque phénomène est paramètré, analysé, mesuré.
Nous sommes formaté dans un esprit logique et cartésien.
Chaque action a une réaction logique.
Et bien, le poker échappe à cette réalité. Il est plein de surprises et de mystères.
Je n’arrive parfois pas à le comprendre lorsqu’il s’acharne contre moi.
Mais il faut tenir la barre et être fort dans sa tête.
Je crois que cette part d’inconnu dans le jeu nous attire comme un aimant.
On s’assoie, on reçoit les cartes et tout est possible.
La bataille commence. Qui est le général qui saura le mieux exploiter les situations et les opportunités ?
La réponse est à la fin de la partie de cette guerre.
L’espoir fait vivre mais il nous fait aussi progresser, travailler et nous pousse à avancer.
Vers quelle destination ? La question est dure.
Je pense qu’il faut profiter de notre quotidien, prendre du plaisir, partager et surtout gagner en ramenant plein de jetons vers nous. « J’adore ça! ».
Profitez bien
P.S. : Axel est rentré à la maison. Les hostilités vont reprendre.
Jouer au Poker… Oui ! Mais pourquoi?
Posté par Flashazer - 07/07/09 à 05:07:35Jouer au poker… Quelle force nous pousse à jouer ? L’argent ? Le jeu ? Le rêve ? La gloire ? La passion ? Le plaisir ?
Il y a autant de réponses que de joueurs.
Je vais donc vous révéler ce qui nous pousse, flashazer et moi-même, à jouer.
Tout d’abord, nous jouons depuis relativement peu de temps : environ 2 ans. C’est Crazyme qui nous a initié et transmis sa passion, du moins, dans un premier temps, à Flashazer. En effet, je n’étais pas très réceptive et je dirais même plutôt réticente et virulente vis-à-vis du poker.
Flashazer a vu dans ce jeu un nouveau loisir, une nouvelle passion, intéressante tant d’un point de vue humain (psychologie du joueur) que technique (probabilité et facteur chance).
Mais, c’est aussi un défi sur lui-même : quand on joue sur une vraie table avec de vrais joueurs, les émotions n’ont pas leur place. Du moins, il faut cacher ces fameux tells qui nous trahissent… Et ça, c’est loin d’être évident.
Nous avons donc commencé par regarder, comme tout amateur qui se respecte, le WPT sur une célèbre chaîne cryptée de la télévision hertzienne.
Et là, que voyons-nous au milieu des professionnels et des grandes figures du poker ? Des amateurs, des messieurs et mesdames tout-le-monde, qualifiés sur internet à partir d’un tournoi à 10$ et qui côtoient des gains atteignant des milliers voire des centaines de milliers de dollars.
L’argent et la gloire sont donc accessibles, à portée de toutes les mains. Et entre nous, qui n’a jamais rêvé d’être un Doyle ou un Gus ?
Nous sommes évidemment conscients que seule une minorité de joueurs sont concernés (2 à 3% de tous les joueurs). Il ne faut pas se voiler la face. Mais c’est possible !!
Alors est-cela qui nous motive ? Qu’est-ce qui nous pousse à jouer ?
Intéressons nous d’abord à Flash…
Flash a bien évidement un objectif financier. Il est bien sûr conscient que peu de joueurs vivent de cette passion mais rester positif est là un objectif primordial qui le motive et le pousse à progresser.
Mais soyons réaliste, il aspire quand même à plus ! Normal me direz-vous !
Effectivement, il se contente de réaliser des sessions positives et d’améliorer son ROI, ce qui est déjà très bien compte tenu du faible pourcentage de joueurs qui reste positif. Il suit son jeu de près pour éviter de perdre.
Mais il a toujours en tête d’être un jour qualifié pour un grand tournoi. Peut- être enfouit-il ça dans ses rêves les plus profonds ? Peut-être n’ose-t-il pas se l’avouer ?
En effet, il n’a fait aucune démarche dans ce sens. Il ne participe pas à des satellites et je dirai même qu’il ne s’y intéresse pas. Pourquoi ? Qui ne tente rien, n’a rien ! Oui, mais Flashazer est un joueur sérieux et organisé qui préfère améliorer sa technique et son style de jeu avant de tenter d’approcher son rêve.
Pour lui, tenter l’aventure, c’est aller au bout et ne pas se faire ramasser. Il faut se préparer. Et ce qui lui manque c’est de pratiquer en réel pour éviter les tells. Devant un écran d’ordinateur, tu peux te permettre de montrer tes émotions, de crier quand t’es content, de taper du poing sur la table quand ça ne va pas. T’es seul sans personne pour te lire.
En réel, tous les regards sont braqués sur toi pour te lire et tes moindres faits et gestes, tes moindres clignements de paupières sont observés. Ta respiration, ta façon d’avaler ta salive sont analysés et ce sont autant d’éléments qui te trahissent. Et ça, il en est hors de question !
Mais le poker n’est pas qu’une question d’aspiration à la gloire et donc à l’argent ou inversement. C’est une vraie passion qui tient une vraie place dans sa vie.
Au poker, c’est mister sylvain et docteur flashazer. Il faut endosser le costume de flashazer : joueur sûr de soi et agressif quand il le faut. Il révèle une autre facette de sa personnalité.
Le poker, c’est un moment d’évasion. On oublie les soucis de la journée, on quitte le quotidien pour arriver dans une sphère parallèle. Mon flashazer, d’habitude si calme et posé, si réfléchi et organisé, utilise certes ces qualités pour jouer mais peut se révéler impitoyable et agressif pour parvenir à ses fins. Ce jeu lui permet de s’affirmer en tant qu’individu et d’aller au bout de lui-même, c’est du moins mon point de vue. C’est aussi un moyen de mieux se connaître en tant qu’individu et de se surpasser.
Mais il n’y a pas que ça. Dans la routine du quotidien, métro, boulot, dodo …, Flashazer apprécie le dépaysement des émotions et si le poker nous apporte bien quelque chose : c’est le plaisir de jouer.
Ce plaisir est dû à l’adrénaline que nous provoque ce jeu. Vous savez, ce cœur qui bat plus fort lorsque qu’on fait all-in à un moment critique du jeu et que l’on sait que malgré les probabilités, le facteur chance est quand même présent. On s’oriente alors vers l’inconnu : Le flop, turn ou river seront-ils favorables ? Ai-je une meilleure main que mon adversaire ? Le quotidien du joueur de poker est partagé entre bad beats et réussites. C’est ce qu’on appelle aussi la variance du jeu. C’est un jeu fort en émotions qui nous transporte entre joie et colère, entre satisfaction et déception.
C’est toute cette palette d’émotions qui nous procure tout ce plaisir. Et sans plaisir, à quoi bon continuer de jouer ?
Enfin, flashazer a toujours été intéressé par les choses nouvelles. Et plus c’est compliqué, mieux c’est !! Apprendre et analyser, alors ça, il aime !!
Le poker n’est pas un jeu si simple que ça. Ca requiert une certaine technique. On ne fait pas n’importe quoi, n’importe quand avec n’importe qui !
Il s’est donc mis à lire des ouvrages sur le sujet, à les analyser, à mettre en pratique ce qui était écrit, à tester pour se trouver : trouver le joueur de poker qui était en lui.
Et il est en très bonne voie, le voilà bientôt sur la ligne d’arrivée !
Analyser sa pratique, construire des outils de suivi et ce genre de choses, c’est son truc. Et ça marche. Ca le rassure et son jeu s’en ressent.
On peut donc dire que Flashazer joue pour quatre principales raisons :
- la passion : sans ça, il faut arrêter de suite !
- Le plaisir et l’évasion
- L’argent (et donc la gloire qui en découle).
Tout est lié : son objectif : atteindre la table finale d’un grand tournoi et donc gagner un maximum d’argent, objectif qui est impossible si le poker ne lui procure ni plaisir ni évasion.
Vous connaissez le célèbre proverbe : Il faut vivre ses rêves et arrêter de rêver sa vie.
Pour le moment, Flashazer rêve son poker, mais c’est pour mieux vivre son rêve.
Je lui souhaite d’y arriver et je continuerai de le soutenir…
Mon cas est bien différent de celui de Flashazer et fera l’objet d’un prochain article milipucien !
Bon poker à tous
Sportif de haut niveau !
Posté par Flashazer - 05/07/09 à 05:07:45Le poker n’est pas qu’un jeu, c’est aussi un sport ! Et comme dans tout sport, le mental est important.
On ne joue pas au poker quand on n’a pas les yeux en face des trous, quand notre concentration est affaiblie, quand on n’a pas mangé… L’hygiène de vie est primordiale.
Eh oui, la fatigue est le premier facteur de perte.
D’abord, on est plus sensible et donc dès qu’on se prend un bad, on l’encaisse beaucoup moins facilement. Le tilt n’est pas loin … Et c’est le moment où on peut craquer à tout moment et tout faire basculer.
Ensuite, la fatigue altère les possibilités de notre petit cerveau et donc on met plus de temps à prendre une décision et quand on multi table, c’est la fin : surcharge cognitive : c’est la surchauffe cérébrale, la rationalité s’est envolée pour laisser place à une confusion générale qui nous mènera à notre perte !
Enfin, on risque de prendre les mauvaises décisions car après 30 min de jeu, lorsqu’on ne touche toujours rien ou du moins des mains moyennes, on finit par perdre patience, et à un moment, on se dit : « Oh allez, il m’énerve, il n’arrête pas de raiser, j’suis sûr qu’il n’a rien ! » Oui, d’accord, il n’a peut-être rien mais la vraie question est : « Et moi ? Est-ce j’ai quelque chose ? » Et la réponse est bien souvent négative… Et hop, un p’tit coup dans le stack dont on se serait bien passé !
Le poker est un sport pour notre cerveau. On lui demande beaucoup dans une partie : d’analyser notre main, de prendre une décision en fonction de cette analyse et les possibilités sont multiples : fold, call, raise, check, check raise, all in, slow play, … et tout cela selon un facteur : la position et le tout en un minimum de temps.
Ensuite il faut analyser les joueurs. Qui suit ? Qui raise ? Qui fold ? Pourquoi est-ce qu’il suit ? Est-ce habituel ?
Puis, vient le flop… Et là c’est reparti ! Combinaison, amélioration possible de ma main, lecture du jeu de l’autre, décision. Et ce processus revient au turn et à la river.
Enfin vient l’heure du bilan (qui peut venir bien plus tôt si l’on n’a pas été au bout du coup pour diverses raisons). Est-ce que j’ai bien joué ce coup ?
Deux options sont alors possibles:
- J’ai gagné le coup : Ai-je optimisé mes gains ? Comment aurais-je pu mieux le jouer ?
- J’ai perdu ce coup: Où ai-je fais une erreur ? Aurais-je dû relancer plus fort ? folder ? Juste caller ?
En gros, pendant toute la durée du S&G, même si le nombre de mains jouées est faible (et encore, tout dépend du joueur), notre cerveau est sous pression entre l’analyse à faire et l’enjeu qui est de gagner quand même !! Et plus le nombre de table ouverte est grand, plus cette pression est énorme car le temps de décision se réduit considérablement.
De plus, il faut être endurant. Par exemple, sur une table de 10 joueurs où les blinds augmentent toutes les 10 min, le S&G peut durer plus d’une heure, voire deux heures.
Donc, déjà, on s’assure de ne pas être pressé par le temps (ça nous enlève un souci et donc du stress !) Et oui, on ne se rend pas à une compétition sportive le jour où on a un rendez-vous important…
Ensuite, il faut savoir que le temps pour arriver à la bulle peut également être long (parfois les ¾ du temps total de la partie). Et donc, la fatigue commence à se faire sentir. Parfois, une certaine lassitude peut se présenter surtout si la table n’est pas très dynamique et que le rush est mauvais. Il faut alors rester confiant, concentré et surtout patient.
Enfin, lorsqu’on arrive enfin dans les places payées, on a tendance à se détendre et à jouer beaucoup plus relâché. Attention, ce n’est pas parce que les probabilités vous sont plus favorables et que vous êtes assurés d’être payé qu’il faut faire tout et n’importe quoi. Vous avez déjà vu Carl Lewis freiner sur la ligne d’arrivée ? C’est la même chose au poker, ce n’est pas parce qu’on est payé qu’on a gagné le tournoi. L’objectif n’est pas atteint : on veut être premier.
On se doit donc de continuer à prendre les bonnes décisions, à ne pas faire l’impasse sur l’analyse, … Mais surtout, si vous arrivez en table finale en étant short stack, ne partez pas perdant ! En général, on est à un ou deux coups de rattraper les autres. Le tout c’est de ne pas craquer sur une main tendancieuse (sauf si là, c’est devenu vraiment nécessaire parce qu’il ne reste que très peu de tours de blinds!) et de ne pas hésiter à folder.
Par contre si c’est vous le gros stack de la table, on ne s’enflamme pas ! Tout peut arriver… Ce n’est pas parce que votre adversaire met son tapis et que vous avez de l’avance que vous devez le suivre : lui aussi est à un ou deux coups de vous rattraper, et la situation peut très vite s’inverser.
Là, il ne faut surtout pas se dire : « C’est bon, j’ai 8 000, il a 2 000, ça va vite se terminer. Si le joueur a un mental de fer, il ne se laissera pas faire et vous posera des problèmes. Votre impatience va vous pousser à commettre de nombreuses fautes qui peuvent tout faire basculer et vous faire perdre votre partie.
Si on ne veut pas avoir de regrets sur sa partie, il faut donner le meilleur de soi du début à la fin.
Mais il n’y a pas que le cerveau qui soit sous pression lors d’un S&G. Et oui, notre corps aussi. Le mental et le physique ne sont pas à dissocier mais à associer.
Tout joueur se préparant au WPT ou aux WSOP vous le dira. Il faut avoir une alimentation équilibrée (Nourrissez ce cerveau qui travaille !), une position confortable (On se met à l’aise dans un bon fauteuil et dans une position confortable, on oublie le pc sur les genoux affalé sur le canapé.). Il ne faut également pas oublier de s’hydrater. (Quoi de pire que la soif pour se concentrer ?).
Enfin, il faut faire un minimum de sport. Quand on joue, on est soumis à des moments de stress et les nerfs sont mis à rude épreuve, les muscles se raidissent, on se contracte.
Le sport construit le mental et le mental fait gagner.
A bon entendeur…,
Milipuce.
Propulsé par WordPress et le thème GimpStyle crée par Horacio Bella. Traduction (niss.fr).
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