Bilan juillet 2009

Quel mois bien rempli : entre le Pok et la naissance de mon fils, je n’ai pas arrêté.

J’ai même été plus productif niveau Pok que je ne l’espérais. (merci le congé paternité !)

Synthèse de résultats : 

Flashazer :

  Sessions Mains Time Bénéfice ITM? ROI? $/h
Texas Hold’em 63 3992 23h +6.80$ 34.92% +9.97% +0.29$
Sit ‘n Go $1.10 (63.64%) (65.00%) 07mn
10 joueurs      
Texas Hold’em 13 1121 11h +8.35$ 61.54% +116.78% +0.73$
Sit ‘n Go $0.55 (13.13%) (18.25%) 22mn
10 joueurs      
Texas Hold’em 12 472 03h +4.80$ 75.00% +36.36% +1.56$
Sit ‘n Go $1.10 (12.12%) (7.68%) 04mn
2 joueurs      
Texas Hold’em 8 382 02h +6.75$ 62.50% +9.30% +2.76$
Cash game NL10 (8.08%) (6.22%) 26mn
Texas Hold’em 2 167 00h -1.10$ 0.00% -100.00% -1.36$
Sit ‘n Go $0.55 (2.02%) (2.72%) 48mn
2 joueurs      
Texas Hold’em 1 8 00h +15.20$ 100.00% +121.60% +259.34$
Cash game NL25 (1.01%) (0.13%) 03mn
Tournoi X-trème Challenge        250$      
TOTAL 99 6142 30H45 290,8   23,35% 1,33$

Milipuce :

  Sessions Mains Time Bénéfice ITM? ROI? $/h
Texas Hold’em 33 2598 20h +5.85$ 48.48% +32.23% +0.28$
Sit ‘n Go $0.55 (86.84%) (86.63%) 54mn
10 joueurs      
Texas Hold’em 3 234 03h -0.30$ 33.33% -9.09% -0.09$
Sit ‘n Go $1.10 (7.89%) (7.80%) 13mn
10 joueurs      
Texas Hold’em 2 167 00h +0.90$ 100.00% +81.82% +1.11$
Sit ‘n Go $0.55 (5.26%) (5.57%) 48mn
2 joueurs      
TOTAL 38 2999 26H 5,95$   23,14% 0,29$

Vous vous doutez bien que Milipuce n’a pas eu le temps de beaucoup jouer ce mois-ci.

Je suis satisfait de mes résultats : mon R.O.I. en sng a presque doublé par rapport au mois dernier et mon gain horaire est passé de 0.22$/h à presque 0.30$/h.

Je pense que j’ai mieux géré le multitable et que la formule ouverture simultanée de sng turbo et normal est la bonne option. J’ai régulièrement multi tablé sur 4 tables. Je pense être prêt pour augmenter à 6.

Par contre au niveau de l’analyse des sessions, cela a été très moyen. Je n’ai pas fait un retour systématique sur mon jeu. Il faut que je me force à le faire.

J’ai fait des essais en cg hu nl10 qui sont positifs au niveau des gains et du plaisir du jeu. A voir pour la suite.

Au niveau du blog, j’ai respecté mes engagements d’édition d’articles sur la pratique du sng et de commentaires de livres, donc je suis content.

Pour conclure, je suis satisfait de mon tournoi Blog Challenge (2ème place). J’ai choisi de convertir mon gain en 250$ pour un mieux découvrir la Room : Chilipoker.

2ème du X-trème Blog Challenge

Le début du tournoi est prévu pour 20 heures. Je mange donc un peu plus tôt et je suis donc prêt à en découdre avec mes collègues bloggeurs.

Ma table s’ouvre et je découvre donc l’interface Chilipoker. Celle-ci est très agréable visuellement, il y a des raccourcis pour relancer (¼, ½, pot, tapis). C’est super pratique. Jusque là, je ne pense que du bien de cette room.

Mais lorsque les flops commencent à tomber, ça fait mal aux yeux. On a littéralement l’impression que les cartes éclatent au milieu de l’écran. Lorsque que l’on est en retard pour cliquer, une sirène retentie. C’est un peu stressant. J’ai donc coupé le son.

Avec des frais de prélèvement de 20% par buy-in pour les sng à 1$, je ne suis pas prêt de changer de room.

Bon revenons au tournoi.

Je rappelle le principe : tournoi de 25 joueurs, stack de départ : 5000, avec des tables de 6 joueurs, augmentation des blinds toutes les 10 minutes.

J’avais prévu de jouer très large et très agressif. Ce soir là, je voulais me faire plaisir en faisant des choses qui étaient risquées et différentes de ma stratégie de joueur très serré.

Mon début de tournoi se passe bien. Nous sommes 6 à table dont 4 absents. Nous commençons gentiment à nous attaquer. Puis au bout de ¼ d’heure, nous ne nous attaquons plus et nous ramassons tranquillement les blinds.

Au bout d’environ 45 minutes, Xewod nous rejoint et la partie s’anime. Je monte tranquillement un stack de 10 000 avec des cartes (RR, AA 2 fois) et en touchant mes flops.

Puis on me change de table, il y a 5 joueurs actifs. L’action commence vraiment.

Je commence par observer mes adversaires. Je les trouve pour la plupart serrés. Donc, je relance systématiquement dès que j’ai une figure quelque soit ma position et cela fonctionne. Je rencontre peut de résistance. Lorsque c’était le cas, je foldais gentiment ma main.

J’ai pris exemple sur une vidéo de ManuB sur Winamax.

Je monte un stack d’environ 15 000 que je maintiens jusqu’à la table finale.

Idem, la table est plutôt serrée.

J’impose un rythme tantôt agressif, tantôt passif.

A ce moment du tournoi, l’ambiance entre les joueurs est très sympathique. Cela discute et on s’échange nos adresses de blog. Mon stack fait du yoyo entre 10 000 et 20 000. Je tente toute les actions que je connais (flot, split, check raise, 3barrel, … tout y passe).

Je me suis dis que c’était le moment de faire des essais. Cela s’est plutôt bien passé. J’ai eu peu de mains à montrer.

Arrive maintenant le HU face à Lecorback. Les stacks sont environs les suivants : flashazer à 40 000 Lecorback à 60 000.

Je suis très agressif préflop à relançant systématiquement tous mes boutons. Je suis un peu plus serré à la BB.

Au cours de la partie, j’ai souvent relancé à la BB lorsqu’il me collait. J’ai donc continué. Mais il a commencé à montrer de la résistance en envoyant tapis 2 ou 3 fois. Je me suis dit que c’était le moment d’insister jusqu’à ce que j’ai une main potable pour coller son tapis.

Et cela arriva avec AQ. Mais je suis mal tombé, il avait JJ.

Je ne touche évidemment pas. Coin flip classique.

Bien joué à toi Lecorback, tu as tout mon respect.

Je félicite également tous mes adversaires et je vous invite à consulter leur blog :

http://lecorback.blogspot.com/

http://eiffel38.blogspot.com

http://www.theblogpoker.com/

http://lasvegaspokerfood.blogspot.com

http://salas-poker.blogspot.com/

http://wsop.over-blog.com/categorie-10814010.html

 A+ sur les tables

Nouveau test en cash game NL10 HU

Après de nouveaux déboires en sng avec 5 défaites, je retente un essai en cg hu NL10.

En l’espace d’1 heure deux joueurs se succèdent face à moi.

Le premier cave 2$. Avec un stack si peu important la partie se termine vite.

Ensuite un nouveau arrive et cave au à 10$.

Je me dis : « voila, un client sérieux »

Nous commençons notre duel.

Il est plutôt calling station au bouton. J’en profite donc pour relancer régulièrement à la BB.

En ce qui me concerne, j’ai cavé à 10$. Mon stack ne descend pas en dessous de 7$ puis j’arrive a lui prendre toute sa cave avec beaucoup de patience.

Ce qui a été intéressant, c’est que j’ai eu le temps de prendre la mesure de mon adversaire.

C’est à dire : observer ses mises, ses réactions et ses changements de rythme. J’ai vraiment eu le sentiment d’être connecté à lui.

Contrairement au sng, je n’ai pas la pression des blinds, ce qui permet de jouer relâché sans m’emballer.

Je sais que je n’ai pas le bankroll (160$) pour faire du cg et c’est bien dommage.

Je vais donc continuer le sng pour vraiment maitriser cette variante et faire monter tranquillement mon bankroll.

Petit à petit l’oiseau fait son nid …

I love this game

Je joue, je gagne, je fais des belles théories et le bad se produit.

Deux bad beat, suivi d’un craquage et tout s’emballe.

Résultat : aucune place payée pour 5 sng. Cela faisait longtemps.

Je me rattrape en lançant un petit cg hu qui a duré 5 minutes pour 13$ de gain. Wahou !

La chance a une nouvelle fois tourné.

L’aventure poker est pleine de rebondissements. C’est fascinant. On passe d’un état à un autre en moins de deux. J’adore les montagnes russes. Cette sensation agréable de monter puis suivie par une grande peur de la descente.

A part en amour, je ne connais pas de pareils sentiments.

Bon, j’arrête de me plaindre.

Je reprends les fondamentaux et je repars aux combats.

J’ai perdu une bataille mais pas la guerre !

Je fold, tu fold, il fold

Petite scène de la vie quotidienne :

« On se fait une petite session ? »

Puisque tu me prends par les sentiments, allons-y… La session débute, les joueurs sont éliminés petit à petit, on arrive à la bulle ou parfois même aux places in the money. Et là, c’est le drame. Qu’entends-je ?

« J’suis sûr qu’il a sa flush (ou sa quinte, ou sa paire, …) [Tombe le turn, ou la river] J’suis sûr qu’il l’a …  … … J’en étais sûr ! »

Donc là, moi j’me dis : « Puisque tu le savais, pourquoi t’as callé ???? » Réponse instantanée : « Pour en avoir le cœur net. »

Ah ? Et ça t’a coûté combien ?? Ton cœur va mieux ? Oui ? Mais ton stack ?

Alors là, c’est le moment. Il faut apprendre à se coucher, à folder, et arrêter de faire un continuation bet ou de caller si on n’est pas sûr d’avoir la main max ou au moins d’avoir mieux que son adversaire.

Qu’est-ce qui nous pousse à aller au bout du coup malgré tout ? L’orgueil ? La fierté ? La curiosité ? Ou juste confirmer que notre lecture était bonne ?

Peu importe. On ravale son orgueil et sa fierté. La curiosité est un vilain, très vilain défaut. Et pour notre lecture du jeu, il me semble que d’autres occasions se présenteront pour nous dire si oui ou non, elle était bonne.

Je sais, ce n’est pas simple. Dans ce cas, on prend une grande respiration et on répète 3 fois : « Je suis raisonnable. »

Puis, on imagine son stack. Vous le voyez ? Grand, fort, bien rempli ? Ca donne envie de le garder, non ??

Enfin, comme le dit l’adage, un de perdu, dix de retrouvé. On sort du coup, on aura d’autres occasions de gagner des chips.

C’est vrai, c’est dommage. On joue ultra serré, agressif pour se construire une image sérieuse et là, tout s’écroule parce qu’on a voulu en « avoir le cœur net ».

Ce comportement n’apporte donc rien de bon. En tout cas pour nous car les autres joueurs adorent ça. Ils prennent vos jetons. Vous les alimentez et vous vous auto-affaiblissez.

Le pire, c’est lorsque l’on est un peu short. On perd bêtement la prochaine ou les prochaines blinds et on rapproche le déclenchement du compte à rebours qui nous donnera deux options : folder ou faire all-in. On s’enlève donc des chances de toucher des bonnes mains.

En même temps, je ne suis pas la mieux placée car il m’arrive d’agir ainsi. Mais, en tant que joueuse raisonnable, ça reste exceptionnel !!

Mais une autre force nous pousse à agir ainsi : le doute.

Mais qu’est-ce que le doute ? C’est une interrogation. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable (dixit wikipédia.fr).

Que faire lorsque le doute nous assaille, nous tiraille, nous hante? Rester dans le flou ? L’éradiquer ?

Si on choisit de rester dans le flou, alors le choix est simple : on fold.

L’éradiquer suppose de suivre la relance de son adversaire. On veut être sûr qu’il a mieux que nous. Ou bien, on peut le relancer. Vous sentez la poussée d’adrénaline qui dure les quelques secondes nécessaires à votre adversaire pour faire son choix ?

La relance peut être très risquée. Que faire si l’on est sur-relancer ? Les dégâts peuvent être colossaux.  Et si on est suivi, on baisse encore le montant de son stack. Vous me direz que c’est aussi une occasion d’améliorer sa main. D’accord, mais là je vous renvoie aux côtes ! Définitivement, ce choix est loin d’être le meilleur, sauf si vous avez senti une faiblesse chez votre adversaire.

Si on est au moment de la bulle, on prend le risque de s’affaiblir et d’être le joueur qui quittera la table sans être payé.

Si on est en HU, on prend le risque de finir second et donc de voir notre gain moins important que ce que l’on espérait. C’est tout de même dommage d’avoir mené une partie jusque là pour s’effondrer à la ligne d’arrivée. ..

Alors le mot d’ordre lorsque l’on a le moindre doute : FOLDER

A méditer,

Milipuce.

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Je continue sur la lancé

Après que le tournoi X-Trème challenge de chilipoker ait été annulé, je me laisse une longue session de sng.

Et quelle session !!!

Après la publication de mon article sur le début de sng, j’en profite pour le mettre en application. Avoir rédigé cet article m’a aidé à mettre de l’ordre dans ma tête et dans mon jeu.

Certes,  folder des AK en début de parole a été dur mais lorsque l’on voit le flop et l’action qui suit je me dit que j’ai bien fait.

Je compte me tenir à cette stratégie et y repenser lorsque j’aurai un nombre de main conséquent.

Suite à la frustration de ne pas jouer le tournoi, j’en ai profité pour faire une longue session.

Voici les résultats :

3 Premières places

2 Deuxièmes places

1 Troisième place

4 Défaites

A la fin de cette session, j’ai eu le sentiment d’avoir tout compris du poker mais ma raison m’a rattrapé et je sais trop bien qu’il faut en permanence se remettre en question. Donc demain sera un autre jour avec d’autres victoires et défaites.

Demain est un autre jour …

Le début de sng en basse limite selon Flashazer (zone jaune)

Pour cet article, je vais essentiellement développer deux thèmes  : le jeu préflop et l’observation.

 

Sur Everest, nous partons tous avec 1000 jetons au départ. Comme vous l’avez remarqué, les joueurs en basse limites sont capables de tout, c’est à dire s’accrocher à une paire de 5 jusqu’à l’abattage avec un As au flop. Bref, ils sont inbluffables parce qu’ils lâcheront rarement leur main. Cela ne me permet pas de produire un poker d’un niveau technique très élaboré.

Exemple : J’effectue une relance préflop avec AJ UTG +1 puis je réalise un check raise en bluff parce que j’ai raté mon flop, l’adversaire sur-relance à tapis, je fold donc logiquement même s’il peut faire cela avec la plus petite paire du flop.

Nous voilà donc avec un stack entamé d’un tiers. Cette perte nous handicape sérieusement pour la suite. Une erreur nous fait perdre la possibilité de finir ITM. Donc, attention, chaque jeton compte énormément.

Avec cette structure, en début de sng, on ne peut pas se permettre de tenter des coups très risqués sans infos sur les joueurs, ni cartes pour résister, ni la position adéquate.

La phase de début de sng a pour moi trois objectifs : doubler mon stack avec des mains irréprochables (type AA, RR), observer le style de jeu de mes adversaires et leurs changements de rythme et arriver avec un stack convenable afin de disputer la bulle.

Je joue donc un jeu très prudent comme suit :

Dans ma tête, je découpe la table en trois parties : les blinds (SB, BB), les positions avancées (de UTG à UTG + 4), les positions en fin de parole (Bouton à cut off – 1)

Cas 1 : Aucune relance n’a été faite avant moi ou un ou plusieurs joueurs ont callé la BB

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) toutes les paires, tous les connecteurs assortis, AR à AJ call ou check
AA, RR, QQ, JJ raise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 1010, AR à AJ raise

Cas 2 : Un joueur a relancé avant moi

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) AA, RR, QQ, JJ raise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 1010 raise

Je fold toutes les mains qui ne sont pas dans le tableau (Oui, je fold même AR UTG+1).

Ma mise est systématiquement de 3BB minimum + 1BB par joueur ayant callé.

Je pars dans l’idée de doubler mon stack en relançant fortement pour faire gonfler le pot si la texture du flop s’y prête. Sinon je laisse tomber si je n’ai rien touché dans le cas ou l’adversaire montre de la force. Il faut garder des jetons pour la suite.

J’utilise cette stratégie au cours de toute la partie lorsque je suis en zone jaune, autrement dit : lorsque j’ai un M supérieur à 20. (voir article du 11 juillet 2009 pour info sur le M)

Pour la petite histoire, cette façon de jouer n’est pas très amusante mais je suis certain que sur le long terme c’est la stratégie gagnante.

Afin d’éviter l’ennui et atténuer la variance du jeu, je multitable 4 tables. (2 en turbos et 2 normales pour ne pas avoir à jouer 4 bulles en même temps) Je développerai ce thème dans un prochain article.

Ensuite, j’essaye d’observer mes adversaires. Je classifie juste les joueurs par types (Large, Passif, Agressif et Serré). Classique.

Mais je tente surtout de remarquer leurs changements de rythme. Adaptent-ils leurs jeux en fonction de leur M ou pas ? Prennent-ils la grosse tête lorsqu’ils ont le chip lead ou serrent-il leur jeu ?

Ces infos vont m’aider à voler quelques pots en fin de partie. En début de sng, elles sont inexploitables car il y a encore beaucoup de mains à jouer et des éliminations à venir. Donc : attente, patience et observation.

Comme je multi table, je ne peux pas prendre plus de note.

 Pour conclure, je ne m’avance pas en pensant détenir toute les vérités et je suis prêt à lire avec attention ce que vous en pensez puis me remettre en cause si besoin.

J’attends vos commentaires.

Commentaire de livre : Poker Passer Pro

Infos Diverses : 

Titre : Poker : Passer Pro

Auteur : Manuel « ManuB » Bevand

Edition : Fantaisium

Collection : Poker expert 4

Nombre de Pages : 234

 Chapitres :

I : Jouer gagnant

II : Jouer sur

III : Jouer mieux

IV : Jouer sur internet

V : Jouer serein

VI : témoignage de pro

Lien éditeur : http://www.pokergagnant.com/poker-passer-pro.html

Niveau de lecture : intermédiaire

La bonne compréhension de cet ouvrage nécessite une connaissance minimum des bases techniques.

Une expérience du jeu régulière facilitera la compréhension et l’assimilation des principes développés.

Pourquoi ? Ce livre n’est pas un une bible technique sur la maîtrise des cartes mais plutôt une boite à outils pour joueur de poker.

L’auteur explique : les principes du bankroll, l’usage des trackers, le roi, le multi table, …

Lorsque l’ont referme ce livre. On a le sentiment que ces chapitres manque de profondeur. Mais, en y repensant, on se dit que c’est fait exprès.

L’auteur veut nous faire part de la vérité qui entoure la vie d’un joueur de poker professionnel.

Et quelle vie !!!

Il ne nous cache rien sur la dureté de ce jeu. (fluctuation de bankroll, perte de contrôle, fin heureuse…), bref notre quotidien.

La principale idée que j’ai retenue est la suivante :

Le poker est un jeu qui mérite une implication importante pour le comprendre et être un joueur gagnant. (lecture de livres et articles, discussion sur les forums, analyse de mains, visionnage de vidéos, …)

Le travail et la solidité psychologique est la clé de la réussite. Il faut laisser tomber les mises irréfléchies et ne pas jouer lorsque l’on n’a pas la tête au jeu.

L’auteur insiste sur fait de ne pas se déconnecter du monde réel. Ce qu’il entend par là, c’est de ne pas délaisser la famille, les amis et nos autres passions. Ce jeu peut nous faire déprimer. L’auteur nous met en garde face à cette dérive.

Le poker doit rester un plaisir lorsqu’il est vécu comme une passion.

Pour conclure, le dernier chapitre intitulé « témoignage de pro » est très intéressant. Les 5 interviewés ont chacun un profil différent ( âge : de 22 à 51 ans, joueur live ou online, pro ou semi-pro). Ce qui nous permet de mieux comprendre leur quotidien.

Bonne lecture

Honneur aux femmes

Après avoir abordé le cas Flashazer, je vais m’intéresser au cas Milipuce, c’est-à-dire moi-même !!

Qu’est-ce qui me pousse à entrer dans cet univers masculin, bourré de testostérone et parfois à la limite du machisme ?!! (Peu de femmes jouent au poker : environ 20%).

La première raison, c’est que j’aime jouer au poker et ce que j’aime par-dessus tout, c’est avoir cette passion commune avec Flashazer.

Ca nous rapproche. J’aime ces soirées où l’on est côte à côte, PC contre PC, nos fauteuils s’effleurent… On vit les mêmes choses, on partage nos émotions (joie, bads, …), on se conseille (enfin, c’est surtout flash qui me conseille !).

Ce jeu, si individualiste devient partage, écoute et soutien. On en devient une véritable team. Et ça, j’adore ! C’est important de pouvoir parler de ses sessions, d’en discuter. Ca nous rassure et ça fait progresser. Que ce soit avec son compagnon ou des amis, parler, échanger, débattre est primordial pour garder le moral.

Ensuite, j’aime le challenge : faire monter mon bankroll. Cette « pression » du bankroll, que je suis seule à m’infliger, me procure une certaine montée d’adrénaline. Que c’est bon d’en ressentir les effets !

Après 42 S&G à 0,55$, je suis passé de 50$ à un peu plus de 56$ avec un ROI à 23%. Je n’aspire pas à une croissance fulgurante mais en tout cas, je me fixe des objectifs. Le prochain : atteindre les 60$. Si je fais 20% de gains en deux mois, ce sera une grande satisfaction !!

Et la satisfaction est un autre élément qui rentre en compte. Et oui, en tant que femme perfectionniste, j’aime réussir. Je ne supporte pas l’échec mais attention, je ne suis pas abattue pour autant. Lorsque je perds, il y a certes un moment de déception, de remise en question mais j’en tire aussi une force qui me pousse à rebondir. Je ne vais pas me laisser démoraliser. Je vais tenir compte de mes erreurs.

Je retourne donc sur une table avec l’esprit serein, en gardant toutefois en tête mon objectif et surtout mon catalogue « d’erreurs à éviter » !!

Le poker c’est donc un challenge pour soi mais aussi sur soi.

A méditer,

Milipuce.

Bon retour aux affaires

Après le retour de la petite famille à la maison, les hostilités peuvent reprendre.

Le petit est couché et Milipuce est à mes cotés. J’ouvre donc 4 tables dont 2 turbos et 2 normales afin de ne pas m’emmêler avec les bulles.

Je suis en bonne forme malgré le début des nuits découpées par les pleurs. Mais bon il faut assumer maintenant !

 Pendant ce temps de pause, j’ai regardé quelques vidéos sur Winamax, ce qui m’a aidé à reprendre le droit chemin (http://www.winamax.com/ecole-de-poker_videos-des-pros).  Je trouve d’ailleurs que les commentaires sont de bonne qualité et m’ont remis les idées en place vis-à-vis de la bulle et de la gestion des masses.

A ce moment de la partie, j’ai vraiment le sentiment que les cartes importent peu et que l’agressivité, la position et la masse des stacks sont primordiaux.

 Revenons maintenant à notre session :

1 première place

1 deuxième place

1 troisième place

1 quatrième place

Je pense que plusieurs facteurs m’ont aidé à m’en sortir : 1 gros chattage pour éliminer 2 joueurs lorsque nous étions encore 4, j’ai eu plutôt des bonnes cartes avec 3X AA, 2X RR (cela aide) mais je n’ai surtout pas fait n’importe quoi. C’est à dire : j’ai joué ultra serré en début de partie puis très agressif à la bulle et au HU.

Je reconnais que ce style de jeu n’est pas dans ma nature mais il faut que je me force pour que cela devienne automatique. Changer un trait profond de sa personnalité est difficile car il faut faire un travail sur soi mais c’est la rançon de la gloire…

TRAVAIL, TRAVAIL !

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