Enfin une pause

Les vacances sont dans trois jours et elles commencent déès aujourd’hui pour le poker donc ni good run ni bad beat pendant 3 semaines. Par conséquent, je fais une pause poker avec en ligne de mire un retour à bloc.

Je vais profiter de ma famille et du soleil. La vraie vie quoi. Petite dédicace à Milipuce qui m’a soutenu pendant cette période de tilt et de bad beat. TY.

Pour être franc, j’ai ne vais pas déconnecter complètement. Je vais profiter de cette pause pour élaborer un ouf challenge, travailler sur la fin de sng et lire Poker au delà du hasard d’Alexis Beuve donc du poker mais sans bad beat.

Je sais que la plupart d’entre vous sont déjà de retour de vacances et qu’ils sont repartis de plus belle dans leur aventure poker alors je vous souhaite une bonne réussite dans la jungle du poker.

A+

Commentaire de livre : Poker Mindset

C’est le livre que tous les pokéristes qui se respectent doivent avoir dans leur bibliothèque. « C’est ma bible. »

Je sais que dit comme ça vous ne devez pas trouvez ça très objectif mais je vais vous en présenter les raisons.

Première chose, il est peu épais (281 pages). Pour moi ça a son importance. Les ouvrages larges comme des bouquins de recettes de cuisine me lassent vite. J’apprécie aussi que chaque chapitre fait l’objet d’un résumé détaillé, ce qui permet donc de le consulter à tout moment. Pour ma part en ce temps de tilt, les résumés m’accompagnent partout pour me remettre les idées en place.

Rentrons maintenant dans cœur du sujet.

Il faut savoir que vous ne trouverez pas de techniques de cartes. Ce que je veux dire, c’est pas d’explications sur le continuation bet, squeeze play, etc.

En français, le titre se traduit par : Le Poker Mental. Et c’est là l’essentiel de l’ouvrage. Tous les domaines y sont abordés : Bankroll, tilt, mauvaises passes, … Certains thèmes sont repris dans nos articles sur la vraie vie du pokériste.

L’auteur décrit les principes de vie du pokériste qui doivent l’emmener à sa survie dans la jungle du poker. Pas de promesse d’être riche et célèbre mais juste les bases psychologiques pour pratiquer un poker dans de bonnes conditions. Par exemple, il ne faut pas se donner d’objectif de gain à court terme. Avec la variance, les prises de bonnes décisions à la table sont plus importantes que les gains. Par contre sur le long terme, le joueur doit avoir un niveau au-dessus de la moyenne pour ne pas perdre sa chemise (à cause du rake).

Le Tilt y est décrit de façon chirurgicale, ce qui est intéressant. On apprend comment le détecter et comment y remédier. Se comprendre soit même, c’est déjà commencer à progresser.

Je ne vais pas vous en dire plus, je vous invite vraiment à lire cet ouvrage.

Infos Diverses : 

Titre : Poker Mindset : la psychologie du poker

Auteur : Ian Taylor, Mathew Hilger

Edition : Micro application Edition

Nombre de Pages : 281

Langue : français

Niveau de lecture : intermédiaire

 Chapitres :

1 : Introduction

2 : Le mental du poker

3 : Dominer ses instincts

4 : Les bad beats et la perte de gros pots

5 : Les mauvaises passes

6 : Le tilt

7 : S’occuper de sa bankroll

8 : Dans l’esprit de ses adversaires

9 : considérations avancées du poker

10 : le poker et la vie

Lien éditeur : malheureusement l’éditeur est en ce moment en rupture de stock (http://www.microapp.com/liste_produits.cfm?texte_recherche=poker&type_produit_web=livre)

 

Bonne lecture,

PREMIERE SESSION POSITIVE DEPUIS LA REPRISE

Après la naissance d’Axel, je décide de faire une petite pause d’1 mois. Je reprends le poker début août et enchaîne les sessions négatives : manque de confiance en moi, en mon jeu, tendance à surestimer mes adversaires. Bienvenue dans le bad run…

Mais il y a deux jours, reprise de la confiance. J’ouvre 3 S&G à 0,5$. Aidée par de bonnes mains, je démarre en étant relativement agressive (contrairement à mes habitudes) et je protège mes mains au maximum.

S&G 1 : 147 mains jouées, 1ère place.

C’est surtout sur celui –ci que je suis relativement agressive. Je protège mes mains, je ne veux surtout pas laisser aux autres une chance de toucher même si je gagne des pots médiocres mais au moins mon stack augmente.

Main 4 (5/10) 995 chips

AK assortis, cut off -1, je raise à 35, 2 callent. Flop : Q5K, 2 checkent, je raise à 105, ils foldent.

Main 11 (10/20) 1045 chips

SB : 55, je relance à 120, 3 suivent,Flop : 64J, je bet 250, tout le monde fold.

Main 26 (15/30) 1540 chips

KK, utg + 2,je  raise 105, 1 suit, flop : 55T,je raise 255, il fold.

Main 41 (30/60) 1635 chips

middle position :55, je raise 210, 1 suit, flop : 2KA, je raise 250, il fold.

Main 46 (30/60) 1635 chips

Bouton, AT, je raise 210, 1 suit, flop 5J3, il mise 60, je raise à 300 , relance suivie, turn : K, il mise 60, je raise all in, il fold.

Move très osé avec du recul qui aurait pu s’avérer dangereux. Mon stack est gentiment monté mais s’ensuit une longue période de vide… quasiment 90 mains passent sans que je ne touche de belles mains mais beaucoup de T4, 93 et autres merdes.

Main 137 (150/300) 1950 chips

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Arrive le heads-up qui ne durera que 3 mains : 1ère main : T2, je fold puis vite fait bien fait, je le termine en 2 coups !!

Main 146 (150/300) 3100 chips

http://www.alterpoker.com/users/7/3147/main-400589-145-517057-1000-1.gif

J’ai senti l’impatience d’en finir chez mon adversaire, ce qui est tout à mon avantage !! Il s’est senti fort avec son stack 2 fois supérieur au mien.

Main 147

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Et hop là, une 1ère, session positive !!

S&G2 : 92 mains, 4ème place

Main 67 (75/150) 1610 chips

Je craque les AA!!

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Je n’aurai jamais du suivre !! En même temps, vus les blinds et le nombre de joueurs plus et en prenant en compte ce que j’avais déjà engagé, la fin était proche !! D’ailleurs, elle le sera !!

Main 81(75/150)  3520 chips

JJ vs A4 : UTG+1, je relance à 700, l’autre met tapis (1400), je le suis et il floppe son A !

Main 92 (100/200) 1255 chips, on est 4.

AK vs AT : je suis BB avec AK de cœur, la SB raise à 700, je met all in et suis suivie ; il a AT et floppe son brelan de T.

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S&G 3 : 22 mains jouées, 7ème place.

Main 6 (5/10) 985 chips et 1ère claque.

J’ai très mal négocié cette main,  j’aurai du checké au lieu de faire un continuation bet !

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Main 20 (15/30) 515 chips

Je suis BB avec A2, je check, flop: A6Q,  on est 3 dans le coup; je bet 105, 1 fold  et 1 raise 210, je fais all in, il suit avec QK, turn : A, river 5 : je remonte a 1075 grâce à ce brelan d’As.

Main 21 (15/30) 1060 chips

Je suis SB avec KT de pique, je call, on est 4 dans le coup ; flop : JQ3, tout le monde check, turn : 9, ce qui me donne ma quinte, je bet 200, 1 suit, river : 2, je bet 360, il fold. Je pense qu’il était sur son tirage cœur qu’il n’a pas touché.

Main 22 (15/30)  1285 chips: la main fatale.

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Sur les conseils de flash, je suis le tapis, même si je sentais qu’il avait les AA mais dur de jeter son JJ. Il faut impérativement que je relise mon article : je fold, tu fold, il fold !!

 

En espèrant jouer un meilleur poker par la suite et arrêter de m’envoyer en l’air avec rien. J’étais ITM (in the money) mais j’aurai aussi pu être ITM (in the merde) !!

Pokerement vôtre,

Milipuce.

Un billet 100% historique de main

J’effectue une session de 6 sng hier soir, dont 4 à 2.5$ et 2 à 0.55$ en compagnie de Milipuce. (merci pour ton soutien). Résultat : 6 défaites

Puis je m’endors comme une masse. Est-ce que j’accepte ma période de tilt ou est-ce que j’ai bien joué et les cartes ne m’ont pas souris ? J’ai un seul moyen de le savoir : faire un retour sur les mains clés de chaque sng.

Je vais en détailler certaines ici :

SNG N°1 : 19 mains jouées (0.50$)

Mains N°3 : Relance avec AQ en position pour 65 après 2 limpers, les 2 callent, Flop : KQ7 : continuation bet de 150 après 2 checks puis check raise à 350, je fold.

Mains N°19 : AK, Relance à 150 en sb après un limper, All-in de la bb pour 1000, je call, il a A9 et touche son flop. Pour moi, ce raise All-in représente une main faible sinon il aurait sur-relancé. Après mon raise, il me restait 600, j’ai donc call. A ce stade, je n’aurais pas dû engager tout mon sng sur cette main, j’ai peut être manqué de patience.

SNG N°2 : 92 mains jouées, 4ème place (0.50$)

Comme un preux chevalier, je m’envoie en l’air avec 54 pour que Milipuce (800 jetons) soit dans les places payées. Elle terminera 1ère. RAS

SNG N°3 : 66 mains jouées 5ème place (2.50$) turbo

Main N°17 : QQ, je craque les AA sur All-in préflop. Les bad beat peuvent arriver aux autres.

Main N°22 : AQ, je raise en position. Je prends les blinds.

Main N°28 (20/40): AJ UTG , je raise préflop pour 150, les blindeurs me call. FLOP : KT4. 2 checkent, continuation bet pour 300. All-in de la sb, call de la bb, je fold. La sb avait KK.

Je sais, je n’ai pas respecté ma sélection de main préflop, j’aurai dû foldé surtout avec un tapis à 2300 et avec des blinds 20 – 40. J’avais le temps.

Main N°41 : AA, je raise UTG. Je prends les blinds (30-60)

Main N°46 : QJ, je raise 350 (blind 50-100) au cut off. Un call. Flop : 986, continuation bet qui passe enfin.

Main N°66 : K8, nos stacks vont de 1500 à 3000, 5 joueurs restants. Je mise all-in (1500) au bouton (blind 75-150). Call de la bb qui avait 3000 avec AK.

Sur cette main mon IMC est de zéro donc c’est à l’appréciation de chacun…

SNG N°4 : 88 mains jouées, 4ème place (2.50$)

Main N°35 : UTG +2, 55, stack à 700, raise Je prends les blinds (30-60)

Main N°38 : TT : raise en position à 150. All in d’un short stack pour 600. je call, il a 88 ça tient.

Je fais monter mon stack jusqu’à 2500 en étant agressif.

Main N°85 : AK en sb, blind : 100 / 200, 4 joueurs, UTG (1700 de stack) raise à 500, Je pousse all-in, il a AJ. Il touche. Avec vérification mon IMC était positif donc good push.

SNG N°5 : 112 mains jouées, 4ème place (2.50$)

Main N° 42 : JJ en middle position, All-in préflop face à AA. Je tombe à 300

Main N° 43 : je double avec AK

Main N° 61 : je double à nouveau avec JJ

Main N°66 : je double encore en bataille de blind (50/100) avec AQ vs AJ

Puis je me maintiens

Main N°112 : A9o en sb, stack : 2000. blind : 100/200. Je pousse all-in sur la BB à 3000 plutôt loose. Il a JT et touche son T.

L’ICM est de +0.3 donc bon push.

SNG N°6 : 22 mains jouées, 7ème place (2.50$) turbo

Main N°22 : QQ blind 50/100, stack 750, all-in préflop call par A9. il touche son A.

Bilan :

La main 19 du 1ère sng est discutable qu’en pensez-vous ?

Sinon pour les autres, je suis satisfait. J’ai retrouvé ma patience et c’est là l’essentiel ; Les cartes ont été cruelles mais mes moves étaient bons. Confirmé par l’IMC.

Seules les bonnes décisions sur le long terme comptent, pas les gains sur le court terme.

Bon Pok

 

P.S. : Le prochain article de la rubrique « pratique du sng » traitera du fameux IMC.

On s’détend…

Qui n’a pas connu le run? Là, je vous parle du bon run. Vous savez, cet enchaînement de S&G où l’on est ITM et même souvent 1er, l’ascension fulgurante de votre bankroll mais accompagné de ce sentiment de toute puissance, de cette confiance inconsidérée qui vous envahit. En gros, vous vous sentez comme le roi du monde et le démontrez dans votre façon de jouer.

Alors là, moi je dis stop. On s’détend les gars (Le poker est essentiellement un univers masculin…) !!

Et oui, parce que cette attitude de champion ne vous mènera à rien si ce n’est à la descente aux enfers.

 

Evidemment, quand on est dans un bon run, on a tendance à baisser la garde et à oublier ses grands principes de jeu. On en oublie les questions essentielles à se poser face à notre jeu, à notre main, à nos adversaires.

On se dit qu’on a atteint un palier supplémentaire dans notre vie de pokériste, qu’on est prêt à tenter d’autres expériences, dont la montée de limite, alors qu’on n’y est pas préparé.

 

Conséquence, après le bon run, voilà venu le temps du mauvais run. Vous savez, cet enchaînement de S&G où on se fait sortir à la vitesse de la lumière, ou encore à la bulle, accompagné du manque de confiance en soi, de l’énervement, du désespoir. En gros, vous vous sentez comme le plus pitoyable des joueurs de poker et vous le démontrez dans votre façon de jouer.

Alors là, moi je dis stop. On s’reprend les gars.

Et oui parce que cette attitude de looser ne vous mènera à rien si ce n’est à la descente aux enfers.

 

Qu’on soit dans un bon ou dans un mauvais run, la galère reste la même. Bien évidemment, il est impossible de contrôler ces périodes, mais on peut se contrôler soit même. Alors que faire ?

Dans les deux cas, il faut rester philosophe :

- On essaie de garder la tête froide : le vent tournera un jour ou l’autre.

- On reste fidèle à ses principes et régulier dans son jeu.

- On prend du recul : la situation est temporaire. Le poker reste un jeu cruel qui peut certes nous faire rêver mais aussi nous faire déchanter.

- On n’oublie pas l’essentiel : Quelle est la valeur de ma main ? Qui sont mes adversaires ? Quelle est la valeur de leur main ? Quelle image ai-je donné à la table ?

 

Alors amis pokéristes, n’oubliez pas, on s’détend !! La variance fait partie du jeu et on n’y peut strictement!!

Bon pok,

Milipuce.

J’ai besoin de vous

Je suis sur un CG NL25 HU.

Nous jouons depuis environ 20 minutes. Les stacks ne fluctuent pas trop. J’ai face à moi un joueur plutôt solide.

Je vous présente la main suivante et je souhaite avoir votre avis :

Main : 45 de trèfle

Mon stack : 24.5$

Ma position : bouton

Actions Préflop : je raise pour 0.75$, il call

Flop : 655 tricolore

Actions au flop : check, je raise à 1$, il raise à 3$, je call

Turn : 3

Actions au turn : check, je raise à 5$, il raise à 12$, je fais all-in, il call

River : 9

L’adversaire avait A5.

Avec le recul, je pense que j’aurais dût contrôler la taille du pot à la turn en heckant à mon tour et en callant à la rigueur un value bet de mon adversaire ou raise si mon tirage était rentré. Je me suis précipité. Je crois que j’ai été hermétique aux messages que m’a envoyés mon adversaire car j’avais tout pour le prendre au sérieux.

Quel est votre avis ?

Le milieu de sng en basse limite selon Flashazer (zone bleu)

Pratiquant le sng depuis un bout de temps, je dois bien vous avouer que c’est le moment de la partie que je maîtrise le moins. J’ai bien appréhendé le mode ultra serré (zone jaune) et le mode push/fold (zone rouge que je détaillerai dans un prochain article). Mais j’ai souvent du mal à réaliser une transition en douceur entre ces deux modes. Pourtant, je pense que mon image serrée me permettrait, à ce moment précis, de voler quelques pots.

Je vais quand même essayer de réaliser un article stratégique sur ce thème afin de structurer mes idées et attendre vos commentaires avec impatience.

La zone Bleu correspond à un M de 10 à 20.

A ce stade de la partie, après environ 20 minutes de jeu, 2 ou 3 joueurs ont été éliminés. Les places payées sont encore loin.

Attention, une ou deux mains mal négociées à ce moment de la partie peut nous faire basculer en zone rouge.

Pré-flop :

L’idée est de commencer à ouvrir son jeu pré-flop en relançant en position comme suit :

Cas 1 : Aucune relance n’a été faite avant moi ou un ou plusieurs joueurs ont callé la BB

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) toutes les paires, tous les connecteurs assortisAA, RR, QQ, JJ, AK call ou checkraise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ, AK raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 88, AR à AJ, KQ à K10 et tous les connecteurs assortis raise

Cas 2 : Un joueur a relancé avant moi

Ma position Mains à jouer Actions
Blind (SB, BB) AA, RR, QQ, JJ, AK call ou check ou raise
position avancée (de UTG à UTG + 4) AA, RR, QQ, JJ, AK raise
position en fin de parole (Bouton à cut off – 1) AA à 1010, AR à AJ raise

Vous constatez que je reste ultra serré en position avancée en m’appuyant sur des mains sûres.

Au flop :

C’est le moment d’être agressif selon l’adversaire et de la texture du flop.

Cas 1 : J’ai touché Top Paire ou la meilleure main.

Pour ma part, je relance ¾ du pot ou au pot. Je ne fais pas de slow-play et autres. Combien de fois, j’ai fait mon malin et cela s’est retourné contre moi. Les adversaires vont chercher les tirages hors cotes ou s’accrochent à leur troisième paire. Je m’arrange donc pour qu’ils payent cher leurs tirages. Bien sûr quand ils touchent leur quinte ou leur brelan de 2 au turn parce qu’ils ont suivi la relance pré-flop et au flop avec A2 hors position, je respire un grand coup et j’essaye de me persuader que je suis un joueur sérieux et que j’ai raison sur le long terme. Parfois, c’est dur à l’accepter lorsque ces situations s’enchaînent.

Je ne slow-play uniquement lorsque j’ai un monstre du type : full, brelan ou quinte supérieure floppés sur un tableau à trois couleur. Si j’ai ma quinte et qu’il y a un tirage couleur, je relance ¾ ou au pot. Même idée que tout à l’heure, vilain doit payer très cher sa carte.

Cas 2 : Je n’ai pas touché ou je suis sur un tirage

Alors là, c’est le moment de montrer tous mes talents. Le continuation bet est mon arme principale. J’apprécie également le floatting (suivre une mise au flop, puis miser à la turn si l’adversaire check, en espérant qu’il n’a pas touché les nuts).

Je n’hésite pas à relancer mes tirages lorsqu’il n’y a pas d’action ou à suivre une relance si les cotes sont en ma faveur.

Pour ces deux cas, le tout est de ne pas s’entêter dans son move, jauger correctement le jeu de l’adversaire est indispensable.

Je me pose alors les questions suivantes :

Quelle est l’image de mon adversaire ?

Quelle image je donne à mon adversaire ?

Quel est son éventail de main ?

Sur quel éventail me perçoit-il ?

Quel est l’historique du joueur ?

Répondre à ces questions est difficile donc j’essaye de prendre le temps de la réflexion.

Pour le turn et la river

Lorsque, je suis encore normalement devant. Je continue de miser. Je ne lâche rien sauf si une carte ou une réaction de l’adversaire m’indique de me calmer.

L’idée principale est de s’adapter à chaque instant en fonction de l’adversaire, de la position et des stacks.

Pour conclure, je pense que mieux maîtriser ce moment me permettra de rester dans la course avec un stack respectable en attendant que les joueurs s‘éliminent. Il faut également rester en veille et saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. J’ai tendance, comme beaucoup je pense, à parfois trop attendre. Je me retrouve donc souvent en zone rouge sans avoir joué une main.

J’attends vos avis sur ce que je viens de développer.

Merci d’avance,

JE GERE, TU GERES, IL GERE … le bad beat !

Quoi de pire pour un joueur de poker que le bad beat ? Tout le monde connaît cette sensation de frustration quand on se fait éliminer d’un tournoi ou quand son stack en prend un coup avec un bad beat.

Et là, c’est le drame. On est énervé, on ressasse, on se dit qu’il n’y a pas de justice et paf … la machine infernale se met en route. Les émotions prennent le dessus. Les autres tables en pâtissent. On se met à faire n’importe quoi : raiser avec rien, partir au tapis sans raison, caller toutes les mains, …

Stop ! On arrête les dégâts ! « Ok, je me suis pris un bad sur CETTE table mais sur les autres tables, tout va bien : On se détend ».

On a tendance à répercuter nos émotions d’une table à l’autre. Il est très difficile pour le joueur de poker de faire la part des choses tant son cerveau est sollicité (voir l’article : sportif de haut niveau dans la même rubrique).

 Je ne prétends pas détenir de solution miracle pour gérer le bad beat et certes l’adage : « c’est plus facile à dire qu’à faire » peut prendre tout son sens à la lecture de cet article. Mais bon, je peux aussi vous rétorquer : « Qui ne tente rien n’a rien ». Enfin, trêve d’adages, passons à l’essentiel : comment gérer le bad beat en multitable ?

Il n’y a pas maintes solutions et la gestion de ce qu’on peut aussi appeler le tilt va dépendre de notre personnalité, de notre caractère.

Il est évident qu’un joueur impulsif aura beaucoup plus de mal à le gérer qu’un joueur réfléchi. Le tout est de bien faire la part des choses. C’est un peu comme dans la vie quotidienne : on ne mélange pas vie privée et vie professionnelle. Au poker c’est pareil, on ne mélange pas ce qui se passe sur les différentes tables. On établit des limites, des frontières.

Lorsqu’on est on tilt, le seul mot d’ordre est le self control. Il faut impérativement contrôler ses émotions. D’une manière ou d’une autre, il faut savoir se calmer :

- Prendre un grand verre d’eau.

- Respirer profondément.

- Faire une pause : allez, on joue serré, on fold, on fold et on fold !

- Se faire une raison : c’est injuste, certes mais « that’s poker ».

- Etre un brin philosophe : « 1 pot de perdu, 10 de gagné ! »

Ce sont des petites choses simples qui peuvent nous permettre de ne pas plus nous enfoncer dans les abîmes du tilt.

Le tout est de rester concentré sur son jeu, sa table, ses adversaires. C’est une priorité. Peu importe les mauvais coups : On a perdu une bataille, pas la guerre.

Alors en cas de bad beats, on se motive !

A méditer,

Milipuce.

Doucement mais sûrement

L’heure de la reprise a sonné. Après deux heures à référencer le blog sur quelques annuaires histoire de booster le trafic, je me lance dans une session à 2,5$ sur everest.

Je vous avoue que je ne suis pas super confiant. Je me demande quel effet cette montée de limite aura sur mon jeu.

La bankroll faisant le yoyo va être intéressant à vivre.

Je commence donc par lancer les 4 tables habituelles avec 2 en turbo et 2 en normales. Je joue serré.

J’ai peu de cartes et encore moins d’opportunités. Avec le recul, je pense que je ne suis pas allé chercher les bons moves. Je finis négatif de 0.70$, ce qui n’est pas catastrophique.

Nous sommes maintenant dimanche. J’ai un peu plus de temps devant moi. Je décide de varier un peu de mode de jeu. Je lance un sng à 18 en short hand, 2 sng SH, et 1 sng FR, le tout en turbo. Je suis un peu plus dans le rythme, les cartes vont et viennent. Je suis plus entreprenant et cela me sourit. Je continue la session avec d’autre sng. Pour finir, je suis positif de 6.5$.

Petit bilan de la découverte : le trafic et les joueurs sont les mêmes qu’à 1$. Je m’en doutais. C’est agréable.

Malheureusement, je finis le week end sur une mauvaise note. Je lance un petit HU SNG. La partie se déroule bien. J’arrive à prendre le dessus et je monte à 1600 et mon adversaire tombe à 400. Arrive le moment du All-in et je perds 2 coin flip : (88 vs A7) et (99 vs KH) puis il me termine.

Ce n’est pas agréable de perdre de cette façon surtout qu’au niveau du pok pur, j’avais le dessus. Mais bon that’s Poker.

Par contre, à la suite de cette partie, je lance un CG NL10. La partie débute. Nous nous jaugeons tranquillement jusqu’à cette main :

J’ai 1010 au bouton, je relance à 0,3, vilain me surelance à 0,9 puis je surelance à 2. vilain coll.

Flop : 10 A 7

vilain check et je fais all in pour 3,5, vilain colle avec RJ

Turn : Q River : 5

Pour moi j’ai les nuts donc je fonce. Je pense qu’il n’avait les cotes pour suivre mais si vous avez un commentaire particulier, je suis preneur.

Malgré cela, il faut que je m’astreigne à une discipline de fer. Je fais mon possible pour être sérieux en sng puis je fais le cake en cg. Même si le niveau est accessible, la variance et le bankroll m’indiquent qu’il faut stopper le cg. Surtout que je ne suis pas capable de multi tabler en hu donc je me prends les bad en pleine face sans pouvoir les atténuer en jouant d’autres tables.

Conséquence, FLASHAZER, TU NE DOIS JOUER UNIQUEMENT EN SNG 2.5$, C’EST TA BANKROLL QUI TE PARLE.

P.S. : demain soir, Milipuce publira un article sur la gestion du tilt

C’est reparti

Après environ deux semaines sans poker, l’heure du retour a sonné avec une grosse envie.

Je me dis donc qu’il est temps de monter de limite. Je transfert les quelques 200$ de chili sur everest. Mon bankroll est à ce jour de 360 $ sur Everest.

Je peux donc aisément jouer à 2.5$ en sng. Par conséquent, la règle des 100 buy-in est respectée.

C’est la première fois que je monte de limite lorsque mon bankroll me le permet. J’espère que cela n’aura pas d’impact négatif sur mon jeu.

En aparté, j’ai déjà joué à des limites supérieures mais cela n’était que dans des moments de tilt ou pour rattraper mes pertes. Il est évident de dire que j’ai fait cela pour de mauvaises raisons. Je pense que cela nous est déjà tous arrivé.

Demain, samedi, sera le jour idéal pour commencer.

 

Alors, à demain

 

P.S. : je jouerai sur 4 tables pour débuter.

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